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Michel Cymes : "Entre oméga 3 et oméga 6, c'est la battle"

ÉDITO - Le métabolisme des acides gras polyinsaturés est un match qui se joue à un contre un, et à la fin c'est l'oméga 6 qui gagne.

Michel Cymes : "Entre oméga 3 et oméga 6, c'est la battle"
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Michel Cymes : "Entre oméga 3 et oméga 6, c'est la battle"
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Michel Cymes & Loïc Farge

On vous serine à longueur de temps pour vous dire qu'il faut manger du poisson, que c'est plein d'oméga 3 : un acide gras polyinsaturé dont l'organisme a besoin. À commencer par le cerveau. C'est bon pour sa plasticité, c'est bon pour la mémoire. Avec les oméga 3, à tous les coups on gagne et on se fait plaisir. On les trouve dans des aliments aussi variés et goûteux que la salade mâche, les œufs, les crevettes, le saumon, les sardines, le thon ou la noix.

Non seulement il faut avaler ces oméga 3, mais en plus il faut les métaboliser : les transformer pour permettre à l'organisme de les assimiler. C'est là qu'il y a parfois problème. En cause : les oméga 6, qui sont aussi des acides gras polyinsaturés et qui sont eux aussi indispensables à notre organisme.

Entre les oméga 3 et les oméga 6, il y a une forme de concurrence (une "battle", comme on dit aujourd'hui). Ils utilisent tous les deux la même enzyme pour être métabolisés. Quand elle voit arriver les deux acides gras, les enzymes choisissent systématiquement de donner la priorité aux oméga 6, au détriment des oméga 3 qui sont moins ou peu métabolisés. L'organisme n'en fait pas, du coup, une utilisation optimale.

La solution consiste à observer un ratio raisonnable entre oméga 3 et oméga 6

Michel Cymes

En résumé : le métabolisme des acides gras polyinsaturés est un match qui se joue à un contre un, et à la fin c'est l'oméga 6 qui gagne. Reste que ne pas manger d’oméga 6 va être difficile. D'abord parce qu'on en a besoin. Ensuite parce que la nourriture moderne en est truffée : on en trouve dans les huiles, les céréales, la viande (qui provient d'animaux souvent nourris aux céréales). Vous n'arrêtez pas d'en manger "à l'insu de votre plein gré".

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Dans ces conditions, la solution consiste à observer un ratio raisonnable entre oméga 3 et oméga 6. Pour y parvenir, il suffit de réduire, par exemple, votre consommation de viande ou d'aliments d'origine animale (comme les produits laitiers). Plus que jamais, munissez-vous de vos lunettes pour déchiffrer les étiquettes de ce que vous achetez.

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