1 min de lecture Santé

Malformations : après la Dépakine, d'autres antiépileptiques à risque

L'Agence du médicament alerte les femmes enceintes contre la prise de cinq antiépileptiques qui présenteraient un risque de malformation pour les fœtus. Elle confirme que la Dépakine et ses dérivés sont les plus risqués.

Des plaquettes de médicaments (illustration)
Des plaquettes de médicaments (illustration) Crédit : GILE MICHEL/SIPA
Sarah Duhieu
Sarah Duhieu
et AFP

Trois ans après la révélation du scandale de la Dépakine, de nouveaux antiépileptiques sont pointés du doigt. Cinq médicaments présenteraient eux aussi un risque de malformations pour les enfants exposés dans le ventre de leur mère, selon un rapport de l'Agence du médicament (ANSM) publié ce jeudi 25 avril.

Les antiépileptiques concernés sont le topiramate (Epitomax et ses génériques), le phénobarbital (Gardenal, Alepsal), la primidone (Mysoline), la carbamazépine (Tegretol) et la phénytoïne (Di-Hydan). Lorsqu'une femme enceinte prend l'un de ces médicaments, le risque de malformations du fœtus est multiplié par trois.

L'Epitomax entraîne par exemple un risque accru de malformations orales de type bec de lièvre et d'une anomalie au niveau de la verge, avec l'orifice de l'urètre anormalement positionné. Cet antiépileptique prescrit à des femmes en âge de procréer, parfois détourné "à des fins amaigrissantes ou pour des troubles bipolaires", comporte également un "risque potentiel de troubles neuro-développementaux".

La Dépakine, antiépileptique le plus risqué

Ce rapport confirme que la Dépakine et ses dérivés sont les antiépileptiques les plus à risque. "Avec le valproate (la substance active de ces médicaments), le risque (de malformations) est multiplié par cinq", explique le Dr Philippe Vella, un responsable médicaments à l'ANSM.

Jusqu'à 30.000 enfants pourraient avoir été atteints par des troubles de développement (autistiques, retards mentaux, difficultés ou retards de langage...) après avoir été exposés à ce médicament dans le ventre de leur mère ces cinquante dernières années. S'y ajoutaient 2.000 à 4.000 victimes de malformations majeures.
  
En France, 100.000 patientes épileptiques seraient en âge de procréer. La majorité est traitée par des antiépileptiques. Certains de ces médicaments ont aussi d'autres indications, comme pour des pathologies psychiatriques. L'ANSM réunira un comité d'experts indépendants le 14 mai pour proposer des mesures complémentaires de réduction des risques.

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