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Les particules ultra-fines, une pollution aussi produite par la voiture électrique

INVITÉE RTL - L'Agence nationale de sécurité sanitaire a identifié une nouvelle pollution, les particules ultra-fines, qui causent des problèmes respiratoires et cardio-vasculaires. Elles sont aussi produites par la voiture électrique.

Paris est souvent victime de pics de pollution (illustration)
Paris est souvent victime de pics de pollution (illustration)
Crédit : MARTIN BUREAU / AFP
L'invité de RTL Midi
03:41
L'invité de RTL Midi
03:42
Philippe Robuchon - édité par Paul Turban

Pourquoi la pollution ne recule-t-elle pas malgré les progrès de l'industrie automobile ? Ce mardi 16 juillet, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a révélé les résultats d'une étude sur des pollutions jamais évoquées : les particules ultra-fines, le carbone suie et le carbone organique. 

"On est dans la taille du nanométrique, invisible à l’œil nu, a expliqué sur RTL Valérie Pernelet-Joly, responsable d'unité scientifique d'évaluation des risques sanitaires à l'Anses. C'est au moins 25 fois plus petit que les particules fines dont on parle jusqu'ici. Et pour donner un ordre de grandeur, c'est 5.000 à 10.000 fois plus petit qu'un grain de sel."

Au niveau de la santé humaine, elles ont des effets "sur la santé respiratoire et la santé cardiovasculaire" selon la scientifique, avec un "niveau de preuve fort" appuyé sur de nombreuses études. On sait que la pollution de l'air fait actuellement environ 48.000 morts par an. 

Les voiture électriques aussi responsables

Par ailleurs, les particules ultra-fines ne sont pas seulement émises par les pots d’échappement. "De plus en plus, il faut s'intéresser aux pollutions hors échappement, issues notamment de l'abrasion des pneumatiques ou des systèmes de freinage, a détaillé Valérie Pernelet-Joly, Valérie Pernelet-Joly, et la remise en suspension de particules déposées sur la route, liées à la circulation de véhicules sur les axes routiers." 

Ainsi, selon la responsable d'unité scientifique d'évaluation des risques sanitaires à l'Anses, "il faut faire attention à l'électromobilité. C'est une bonne chose du point de vue des émissions de pots d'échappement, mais une voiture électrique continue à émettre des particules" du fait de ces pollutions hors-échappement. 

Réduire l'usage de la voiture

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Il faut donc "réfléchir à des modalités qui vont combiner ces évolutions technologiques, en renouvelant le parc, et il faut réduire le trafic routier par le renforcement des modes actifs, comme se déplacer à pied ou en vélo", a expliqué la scientifique.  

Par ailleurs, ces pollutions ne sont pas seulement dues à l'automobile. "D'autres sources produisent aussi des particules ultra-fines comme les combustions de charbon, de produits pétroliers, de bois, de déchets organiques", a ajouté l'invitée de RTL. 

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