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Coronavirus : Michel Cymes alerte sur les dégâts psychologiques du confinement

Une étude confirme que le confinement a causé des troubles psychologiques chez ceux l'ayant vécu. Sur les 13.000 personnes interrogées, 16% ont rapporté des idées suicidaires.

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Coronavirus : Michel Cymes alerte sur les dégâts psychologiques du confinement Crédit Image : iStock / Getty Images Plus | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
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Michel Cymes édité par Marie Gingault

Le confinement a été une épreuve psychique qui risque de laisser des traces durables. En effet, nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer l’hypothèse d’une avalanche de stress post-traumatiques après le confinement et il faut le dire, cette hypothèse semble validée par une première étude effectuée à l’échelle internationale.

Il s'agit d'une étude pilotée par l’Institut de recherche sur le cerveau de l'Université de Zurich qui a bénéficié du concours des chercheurs d’une douzaine de pays parmi lesquels le Canada, l’Espagne, l’Italie, l’Iran, la Pologne, la Turquie et, bien sûr, la France. Près de 13.000 personnes ont répondu au questionnaire. Et comme on s’y attendait, à la lumière de leurs confidences, se révèle une altération de la santé mentale de ceux qui ont enduré le confinement, tout en pointant un risque accru pour les personnes qui étaient, préalablement au confinement, sujettes à de petites baisses de moral.


Hélas, la pandémie (avec toutes les mesures qu’elle a occasionnées) se traduira immanquablement par des troubles psychologiques, des stress post-traumatiques et, malheureusement, des suicides. L’étude est assez éloquente à ce sujet. Elle souligne que 16% des participants rapportent des idées suicidaires. Cela ne veut pas dire que ces personnes passeront à l’acte mais cela veut dire qu’il y a urgence à traiter ces problèmes et je ne saurai trop vous conseiller, si vous vous estimez concerné, d’en parler dans un premier temps à votre médecin traitant et d’aller ensuite voir un spécialiste. Les psychiatres, psychothérapeutes ou psychanalystes peuvent vous être d’un grand secours en ces circonstances.

Les jeunes, chômeurs, et personnes isolées : les plus à risques

Il convient d’être attentif aux plus jeunes. L’expérience nous a appris que le fait d’avoir vécu un traumatisme avant l’âge de 17 ans augmente les risques de dépression ou d’émergence d’idées suicidaires plus tard. Il ne serait donc pas inutile que les parents sondent un peu leurs enfants pour évaluer leur état psychologique.

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Il existe d’autres groupes à risque : les chômeurs, les personnes qui vivent seules ou dont les relations sociales sont limitées. Si vous pensez en être, et même si vous vous sentez forts, n’hésitez pas à consulter en cas de doute, même si le doute en question est infime. Parfois, il suffit juste de prendre le temps de s’interroger en toute sincérité pour convenir que quelque chose cloche.

À l'inverse, les personnes réputées pour leur confiance en l’avenir, leur optimisme naturel, leur capacité à entretenir des relations avec leur entourage sont plus épargnés que la moyenne. Les personnes dans la force de l’âge aussi, sans doute parce qu’elles en ont vu d’autres. 

66% des personnes interrogées ont dit avoir un sommeil troublé

En marge de cette étude, nous avons des données spécifiques à la France grâce à Santé Publique France, mais le comparatif s’étale sur une période plus grande.

Pendant la pandémie, quand on demandait aux gens d’évaluer leur satisfaction de la vie, ils étaient 66% à mettre une note supérieure à la moyenne (au-dessus de 5 sur une échelle de 10). Alors qu’en 2017, ils étaient 84%. Autre problème : le sommeil. En 2017, 49% des personnes interrogées disaient avoir un sommeil troublé. Pendant le confinement, elles étaient 66%.

Alors, je sais bien qu’il s’est passé beaucoup de choses entre 2017 et aujourd’hui, mais cette tendance n’augure rien de bon et doit vous conduire à ne pas jouer les procrastinateurs. Si vous êtes concernés, il est préférable de consulter.

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