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Coronavirus : "Les confinements locaux et départementaux sont une bonne idée", pour Éric Caumes

INVITÉ RTL - Éric Caumes, infectiologue à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière, a donné son point de vue sur la gestion de la pandémie de coronavirus. Il s'est notamment dit favorable à l'instauration de confinements locaux et départementaux.

Le spécialiste est favorable à l'instauration de confinements locaux pour endiguer la pandémie de Coronavirus.
Le spécialiste est favorable à l'instauration de confinements locaux pour endiguer la pandémie de Coronavirus. Crédit : Georges Gonon-Guillermas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Thomas Sotto édité par Charline Vergne

Venu s'exprimer au sujet de la pandémie de coronavirus et des moyens mis en place pour endiguer la propagation du virus, Éric Caumes, infectiologue à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière, se dit favorable à l’instauration de confinements locaux et départementaux.

En attendant que les Français puissent espérer une immunité collective, grâce à l’immunité naturelle et l'immunité post-vaccinale, il estime que "c’est une bonne idée".

Toutefois, il juge que des confinements très localisés, comme celui qui va entrer en vigueur à Nice et sur le littoral des Alpes-Maritimes, ne sont pas forcément une bonne chose. "Les gens iront dans l’arrière-pays", commente l’épidémiologiste, qui estime que cela va simplement reporter le problème ailleurs, et que cette mesure n’est pas justifiée. "Ce n'est pas à la mer que l'on va se contaminer. Tant que les lieux clos touristiques sont fermés, l’afflux touristique qui est redouté est limité."

Pour lui, l’instauration de confinements locaux et départementaux devrait en tout cas, sur le long terme, permettre de mieux surmonter cette situation. 

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France-Ecosse : "J'avais recommandé de ne pas jouer", dit Éric Caumes sur RTL Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :

"Il faut continuer à dépister, tracer, isoler"

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"Ce virus a un côté diabolique, on ne va pas s’est sortir facilement. Il faut continuer à fonctionner en bonne intelligence, continuer à dépister, tracer, isoler", avance l'infectiologue.

Pour lui, il faudra, d’une certaine manière, apprendre à vivre avec. "L’immunité collective va prendre un certain temps car les variants la contournent. Mais on ne pourra maintenir éternellement les confinements ou les couvre-feux." Il évoque des conséquences désastreuses, dont certaines déjà présentes, en matière d’économie ou de santé. "20% de Français souffrent d’anxiété et 70% de troubles du sommeil. La situation est très difficile à vivre, on perd tous nos repères."

Pour finir sur une note plus positive, il invite à relativiser la situation. "Le coronavirus tue cinq personnes sur 1.000 alors que le virus Ebola en tue 50 %. On va s'en sortir, mais ça prendra plus de temps que prévu."

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