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Coronavirus : l'université d'Oxford recrute plus de 10.000 volontaires pour un vaccin

L'université d'Oxford a annoncé vendredi 22 mai vouloir recruter plus de 10.000 personnes pour une deuxième phase de ses essais cliniques.

Une femme se fait vacciner (photo d'illustration)
Une femme se fait vacciner (photo d'illustration) Crédit : DOUGLAS MAGNO / AFP
Venantia
Venantia Petillault et AFP

L'université d'Oxford a annoncé vendredi 22 mai vouloir recruter plus de 10.000 personnes pour une deuxième phase de ses essais cliniques, qui progressent "très bien", afin de développer un vaccin contre le nouveau coronavirus en partenariat avec le laboratoire AstraZeneca.

La phase initiale des essais cliniques sur l'homme, destinée à évaluer la sécurité et l'efficacité du vaccin avait été lancée en avril sur un millier de volontaires âgés de 18 à 55 ans. "La prochaine étude impliquera jusqu'à 10.260 adultes et enfants", a indiqué l'université d'Oxford dans un communiqué. "Les études cliniques progressent très bien et nous démarrons maintenant des études pour évaluer la réponse immunitaire induite par le vaccin chez des adultes plus âgés", a expliqué le professeur Andrew Pollard, qui dirige l'Oxford Vaccine Group.

Il s'agit de voir "s'il peut fournir une protection à une population plus large". Durant la phase 2, la réponse immunitaire déclenchée par le vaccin sera évaluée sur des personnes âgées de 5 à 69 ans. La phase 3 permettra de mesurer l'efficacité du vaccin parmi un grand groupe de volontaires âgés d'au moins 18 ans.

Un projet financé par le gouvernement britannique

L'université d'Oxford, dont le projet est également financé par le gouvernement britannique, a noué un partenariat avec le laboratoire pharmaceutique britannique AstraZeneca pour la fabrication et la distribution dans le monde entier du vaccin en cours de développement. En avril, l'université d'Oxford avait lancé la première phase des essais cliniques avec l'espoir très ambitieux de pouvoir rendre le vaccin disponible pour le public dès l'automne.
Mais vendredi sur la BBC, le Pr Pollard a estimé qu'il serait "très difficile de savoir exactement quand nous aurons des preuves que le vaccin marche".

Un vaccin basé sur un adénovirus modifié touchant les chimpanzés

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Le vaccin que développent les chercheurs d'Oxford est basé sur un adénovirus modifié touchant les chimpanzés. Il permet de "générer une forte réponse immunitaire avec une seule dose et il ne s'agit pas d'un virus qui se réplique", si bien qu'il "ne peut pas causer d'infection continue chez l'individu vacciné".

Parmi 118 travaux de recherche en cours dans le monde pour trouver un vaccin, huit en sont actuellement au des essais cliniques sur l'homme, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Trouver un vaccin est la seule voie possible pour un retour à la "normalité" dans le monde, avait prévenu en avril le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres.

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