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Coronavirus : date, effets, sécurité... 5 questions sur les nouveaux médicaments

ÉCLAIRAGE - Pfizer et Merck s'apprêtent à mettre sur le marché de nouveaux traitements. Dominique Deplanque, professeur de pharmacologie, nous aide à y voir clair.

Une personne reçoit une dose de vaccin contre le coronavirus (illustration)
Une personne reçoit une dose de vaccin contre le coronavirus (illustration)
Crédit : Kena Betancur / AFP
Date, effets, sécurité... 5 questions sur les nouveaux médicaments anti-Covid
05:59
Date, effets, sécurité... 5 questions sur les nouveaux médicaments anti-Covid
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Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud

Les médicaments contre le coronavirus arrivent. Deux géants pharmaceutiques américains viennent de publier des annonces. Ces médicaments sont des antiviraux. Ils agissent en diminuant la capacité du virus à se répliquer. L'occasion pour les médecins de renforcer leur arsenal.

"Ce seront effectivement des comprimés ou des gélules en fonction du médicament considéré et qui pourront être absorbés par voie orale quotidiennement, sur une durée totale de cinq jours, explique Dominique Deplanque, professeur de pharmacologie médicale et directeur du Centre d'investigation clinique du CHU de Lille. 

Quel sera leur rôle exactement ? Est-ce que ces médicaments peuvent remplacer la vaccination ? "Certainement pas remplacer la vaccination, assure-t-il. L'objet n'est pas du tout le même ici. C'est de traiter des patients qui auraient déjà des signes de Covid pour leur éviter de faire une forme sévère. Ces traitements seront d'abord utilisés sans doute chez les patients à haut risque de faire des formes sévères et qui n'auraient pas été vaccinés pour diverses raisons", complète le scientifique. 

Quand faut-il prendre ces médicaments ? "La problématique qui se posera, peut-être, c'est le caractère précoce de la prise. C'est-à-dire que dans les cinq jours qui suivent le début des symptômes, ces traitements devront être débutés, sous peine de quoi leur efficacité risque d'être diminuée, voire totalement absente", note le professeur Deplanque.

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Ces médicaments seront-ils bientôt disponibles ? "Ce sera le choix des autorités, notamment de la Haute Autorité de Santé en France, lorsque ces traitements auront été préalablement validés par l'Agence européenne du médicament, précise-t-il. Les modalités de prescription seront clairement définies. On peut supposer effectivement que ce traitement puisse être prescrit par des médecins de ville, des médecins généralistes au regard du diagnostic prouvé de Covid à partir d'un test PCR, par exemple".

Des données à conforter

Est-on sûr de leur efficacité ? "Depuis un peu plus de vingt mois, l'ensemble des données scientifiques médicales qui arrivent le font en premier par le biais de communiqués de presse. C'est une nouvelle façon de communiquer la science, d'une certaine manière. Néanmoins, pour chacun des exemples des traitements ou vaccins qui ont été mis sur le marché depuis un peu plus d'un an, rapidement, ces données sont d'abord fournies aux autorités d'évaluation internationales, soit aux États-Unis, soit en Europe. Et, rapidement, elles font l'objet de publications scientifiques qui sont accessibles à tous et d'ailleurs. Une fois que les agences ont rendu leur avis, les données résumées qu'elles ont pu recevoir sont mises en ligne et consultables par tout un chacun." 

Pfizer a assuré qu'il fournirait ses résultats d'essais à l'Agence européenne des médicaments pour sa demande d'autorisation. Le laboratoire précise même que ce dépôt aura lieu avant Thanksgiving, autrement dit, le 25 novembre. Et puis, Merck est déjà autorisé au Royaume-Uni pour les malades présentant au moins un facteur de risque, de présenter une forme grave. "Les résultats sont ceux des études tels qu'ils ont été communiqués récemment. Pour le traitement de Merck, oui, il semblerait que ça diminue par deux le risque d'être hospitalisé ou de décéder de la vie chez un patient qui aurait été contaminé. Bien entendu, ces résultats resteront à conforter par une analyse des données en vie réelle dans les mois qui viennent", conclut le Pr. Dominique Deplanque.

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