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AstraZeneca : "Il était difficile d'envisager une seconde dose", explique le Pr Lelièvre

INVITÉ RTL- Le chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Henri Mondor à Créteil, expert à la Haute autorité de santé, revient sur la question des deuxièmes doses différentes pour les primovaccinés AstraZeneca.

Flacons de vaccin AstraZeneca (illustration).
Flacons de vaccin AstraZeneca (illustration).
Crédit : JOEL SAGET / AFP
AstraZeneca : "Il était difficile d'envisager une seconde dose", explique le Pr Lelièvre
05:01
RTL Midi -  Christelle Rebière
Christelle Rebière
Animateur

Une deuxième dose, d'un autre vaccin. Les plus de 600.000 personnes de moins de 55 ans qui ont reçu une seule première dose d'AstraZeneca devront recevoir une deuxième dose d'un autre vaccin, à technologie ARN-Messager. Jean-Daniel Lelièvre, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Henri Mondor à Créteil et expert à la Haute autorité de santé, revient sur cette décision sur RTL. 
"Il fallait bien recommander quelque chose pour les gens qui avaient reçu une première dose, explique-t-il. Une dose n'est pas suffisante et il était difficile d'envisager une seconde dose d'AstraZeneca, d'où la décision de recommander un vaccin ARN."

Mais mélanger ainsi différents vaccins, cela présente-t-il un risque ? "Il n'y a pas de mélange, assure Jean-Daniel Lelièvre. Ces vaccins ont des profils de sécurité propre, il n'y a aucune raison de penser que les utiliser de manière séquentielle va changer quelque chose à leur profil de sécurité. Ce que l'on met dans le vaccin est exactement la même chose, la protéine spike. On va présenter au système immunitaire la même protéine."

Le spécialiste évoque également des procédés similaires dans le cadre d'autres vaccins, notamment le VIH et Ebola, qui montrent que "quand on utilise des plateformes différentes pour présenter le même antigène, on a une réponse immunitaire plus importante."

On n'est pas là pour créer défiance ou confiance, mais pour expliquer les données que l'on a.

Jean-Daniel Lelièvre, expert à la Haute autorité de santé, sur RTL

Dans la matinée, l'OMS estimait ne pas avoir de "données suffisantes" sur l'interchangeabilité des vaccins. "Ce n'est pas l'interchangeabilité, corrige le professeur. On a pas de données chez l'homme, mais on a des données dans des domaines animaux qui montrent une augmentation de l'immunogénicité. Dans d'autres modèles, notamment le VIH ou Ebola, on a beaucoup de données qui montrent que ce type d'approche est intéressante."

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Dans l'opinion publique, le vaccin AstraZeneca ne ressort pas grandi de cette mesure.  "Peut-être, confesse Jean-Daniel Lelièvre. Mais on n'est pas là pour créer défiance ou confiance, mais pour expliquer les données que l'on a. On n'a d'abord pas recommandé ce vaccin aux plus de 65 ans car nous n'avions pas les données. Ensuite on est informé d'un signal avec des manifestations rares chez les jeunes, on prend donc la décision de ne pas recommander ce vaccin chez les plus jeunes. Il faut, dès lors, proposer quelque chose derrière."

Pourra-t-on, dans ce cas, choisir son vaccin "C'est envisageable, explique Jean-Daniel Lelièvre, mais ce signal semble toucher essentiellement les plus jeunes, il n'y en a pas chez les plus âgés et avec une efficacité remarquable, la fameuse balance bénéfice risque n'est pas discutable chez les plus âgés".

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