6 min de lecture Présidentielle 2017

François Fillon mis en examen dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs

MINUTE PAR MINUTE - Le candidat à la présidentielle a été mis en examen par les juges d'instruction dans la journée de mardi 14 mars.

Marc-Olivier Fogiel L'Invité de RTL Soir Marc-Olivier Fogiel
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Télécharger François Fillon mis en examen : "Ce n'est pas une surprise", selon Luc Chatel Crédit Image : Christophe ARCHAMBAULT / AFP | Crédit Média : Marc-Olivier Fogiel | Durée : | Date : La page de l'émission
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Julien Absalon
avec Jean-Alphonse Richard et AFP

À moins de 40 jours de l'élection présidentielle, François Fillon a été mis en examen par les trois juges chargés d'instruire le dossier des soupçons d'emplois fictifs dont auraient bénéficié son épouse Penelope et ses enfants. Selon nos informations, confirmées par l'avocat du candidat, cette décision est intervenue mardi 14 mars au matin. L'ancien premier ministre est poursuivi pour détournement de fonds publics, recel et complicité d'abus de biens sociaux et manquements aux obligations de déclaration à la Haute autorité sur la transparence de la vie publique. Pour rappel, François Fillon a fait savoir à plusieurs reprises qu'une qu'une mise en examen ne remettrait pas en cause sa candidature.

La convocation des magistrats, en vue de cette mise en examen, était pourtant prévue pour mercredi 9h au pole financier. Elle a toutefois été avancée, à sa demande, dans un souci de discrétion. "L'audition a été avancée pour qu'elle se déroule dans des conditions de sérénité", a confirmé son avocat Me Antonin Levy auprès de l'AFP.

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L'affaire, suscitant un immense tollé politico-médiatique, porte en grande partie sur des doutes concernant la véracité du travail effectué par Penelope Fillon en tant qu'attachée parlementaire de son mari ou de son suppléant Marc Joulaud entre 1998 et 2007. Elle aurait perçu 500.000 euros brut. Elle aurait également reçu 5.000 euros brut par mois de la Revue des deux mondes, dirigée par un ami de son mari, Marc Ladreit de Lacharrière, pour un travail dont la réalité est aussi remise en question. Des soupçons portent aussi sur deux enfants du couple, Marie et Charles, embauchés par François Fillon comme assistants parlementaires sur la période 2005-2007.

Revivez le déroulement des événements :

20h20 - Dans le 20 Heures de TF1, Benoît Hamon affirme qu'il aurait "renoncé" s'il avait été dans la situation de François Fillon. "Il me semble que l'on doit tenir ses engagements", estime le socialiste, en référence à la promesse non-tenue du candidat de la droite de se retirer en cas de mise en examen.

19h25 - Le salaire perçu par Charles Fillon pour l'emploi d'assistant parlementaire de son père au Sénat entre janvier et juin 2007 a été utilisé en partie pour "rembourser (...) des frais pris en charge par ses parents", a indiqué mardi son avocat à l'AFP. Selon Le Parisiendeux des enfants de François Fillon avaient rétrocédé une partie de leurs salaires à leurs parents. Ces éléments intriguent les enquêteurs, qui s'interrogent sur la réalité de ces emplois.

19h10 - Dans le même temps, François Fillon et Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, ont signé dans la journée leur accord d'alliance en vue de la présidentielle et des législatives. L'accord a été paraphé un peu plus d'une heure après que soit connue la mise en examen. Devant le QG du candidat où la presse questionnait les arrivants, les centristes ont fait de discrètes entrées ou n'ont pas voulu faire de commentaires.

18h55 - Marine Le Pen, candidate du Front national, estime que "les Français se sont fait leur opinion" sur François Fillon qu'elle qualifie "d'homme d'argent", dans une interview à RFI. "Il y a manifestement un sujet d'enrichissement personnel autour de cette affaire, chaque révélation démontre que François Fillon est un homme d'argent qui a mis à contribution peut-être sa femme, peut-être ses enfants, pour enrichir son foyer", a-t-elle déclaré.

18h25 - Luc Chatel, porte-parole de François Fillon, minimise la mise en examen au micro de RTL. "C'est une surprise pour personne. Il est mis en examen, voilà... Le choc a déjà été amorti", estime le député LR de Haute-Marne. "Les Français sont dans une phase où ils ont envie que la campagne commence. (...) Seuls les Français jugeront le 23 avril prochain", ajoute-t-il. En outre, sur l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "favoritisme" concernant Emmanuel Macron, Luc Chatel botte en touche : "Je ne me réjouis pas des malheurs des concurrents de François Fillon. Les Français en ont marre de la présidentielle des boules puantes".

18h10 - Après son audition par les juges d'instruction, François Fillon a tenté de mener une journée de campagne relativement classique. En fin de matinée, il est arrivé presque "détendu" à son QG, selon plusieurs témoins. Il s'est ensuite rendu à la Fédération des chasseurs. Puis une fois la mise en examen rendue publique, le mot d'ordre de son équipe de campagne était clair : banaliser l’événement et surtout occuper le terrain.

17h45 - L'entourage de François Fillon a confirmé à l'AFP une information du Figaro, indiquant que le candidat avait refusé de répondre aux questions des juges. Il a choisi de lire une déclaration, dans laquelle il a répété que l'emploi de sa femme n'était "pas fictif".

17h30 - Quelles sont les suites judiciaires qui attendent François Fillon ? Car si les juges estiment qu'il existe suffisamment d'éléments à charge contre l'ancien premier ministre pour le mettre sous le placer sous le staut de la mise en examen, la présomption d'innocence demeure et la tenue d'un procès n'est pas automatique. Pour en savoir plus, voici nos explications dans cet article.

17h20 - Nicolas Dupont Aignan, candidat à la présidentielle, a déclaré sur France Info : "Nous vivons une présidentielle hors du commun. Jamais la justice n'a été aussi réactive, il faut le reconnaître, mais jamais non plus on avait vu autant de candidats lui donner prise à ce point". 

17h00 - Qui sont les protagonistes de l'affaire ? Dans quelle mesure l'épouse de François Fillon et ses enfants Charles et Marie sont-ils impliqués dans le scandale ? Toutes nos réponses sont dans notre infographie à consulter en cliquant ici.

16h53 - Gilbert Collard, député apparenté Front national du Gard, estime sur Twitter que François Fillon fait face à une "mise en examen de conscience", tout en pointant du doigt un "système délabré".

16h50 - Découvrez notre éclairage pour comprendre les motifs de la mise en examen. 

16h45 - D'après une information du Figaro, le candidat à la présidentielle a refusé de répondre aux questions des juges. Il aurait préféré leur lire une lettre, dans laquelle il clame son innocence et exprime ses "désaccords sur la méthode" employée par la justice. "Je ne demande ni dérogation, ni faveur, mais simplement le respect du Droit (...) C'est le calendrier de cette procédure, en plein cœur de la campagne présidentielle, qui m'impose le choix de cette déclaration", peut-on lire dans ce document.

16h39 - Selon nos informations, François Fillon sera en meeting ce mercredi à Pertuis, dans le Vaucluse. Il prendra la parole à la place de Bruno Retailleau, son coordinateur de campagne. Le candidat cherche sans doute à montrer que sa campagne ne prendra pas de coup d'arrêt, malgré cette mise en examen.

16h25 - Les internautes et personnalités politiques ne manquent pas d'évoquer des propos tenus à l'été 2016 par François Fillon lorsqu'il s'en prenait à Nicolas Sarkozy. "Qui imagine le général de Gaulle mis en examen ?", avait-il ainsi lancé lors d'un meeting à Sablé-sur-Sarthe. Une phrase notamment relevée par le député socialiste Philippe Baumel, soutien de Benoît Hamon.

16h15 - Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, profite de cette mise en examen pour lancer un appel à une réforme profonde des institutions. "Assez des comportements non vertueux ! C'est aussi la Ve République qu'il faut mettre en examen", a-t-il tweeté.

16h05 - En parallèle, François Fillon se trouve en déplacement auprès de la Fédération nationale des chasseurs. "Je peux vous confier en souriant qu'il ne me déplaît pas d'être aux côtés de vrais chasseurs", a-t-il notamment déclaré, tout en déplorant que "les balles volent bas" dans cette campagne. Il en a également profité, avant l'annonce publique de sa mise en examen, pour se dire victime d'une "chasse à l'homme".

15h52 - Éric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, s'est exprimé sur Twitter pour défendre le candidat de la droite : "Plus que jamais confiance et soutien à François Fillon. Personne ne volera aux Français l'alternance qu'ils souhaitent".

15h50 - Selon nos informations, François Fillon a été entendu pendant quatre heures par les juges d'instruction.

15h28 - L'avocat de François Fillon confirme la nouvelle. "La mise en examen est intervenue ce (mardi) matin. L'audition a été avancée pour qu'elle se déroule dans des conditions de sérénité", a déclaré Me Antonin Levy à l'AFP.
15h15 - François Fillon a été mis en examen ce matin, notamment détournement de fonds publics et recel d'abus de biens sociaux.

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