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"Pas de raison que les stars de NHL ne viennent pas" : malgré des polémiques, la patinoire de Milan sera "prête" pour le hockey aux JO 2026, selon l'organisation

En dépit de retards pour la construction de l'Arena Santagiulia à Milan, la Fédération internationale s'est dite confiante dimanche 11 janvier sur la venue des stars mondiale du hockey, dont la participation est encore incertaine. Et ce, malgré des travaux pas encore terminés et un trou dans la glace formé lors d'un test-event.

La patinoire Milano Santa Giulia Ice Hockey Arena accueille le match inaugural le 9 janvier 2026, dans le cadre de l'événement test des Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina 2026, en Italie.

Crédit : Mauro Ujetto / NurPhoto / NurPhoto via AFP

AFP & Gabriel Joly

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Pour lui, il n'y a pas l'ombre d'un doute. Les vedettes de la NHL prendront bien part aux JO 2026 de Milan-Cortina, s'est réjoui dimanche 11 janvier le président de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF), convaincu par la principale patinoire de Milan, inaugurée vendredi après des mois de retard. "Il n'y a pas de raison pour que la NHL ne vienne pas", a déclaré Luc Tardif lors d'un point-presse.

"Nous étions un petit peu inquiet, mais depuis un mois, on se sentait mieux et après ce week-end, nous allons être contents, je vais pouvoir bien dormir la nuit", a poursuivi le président franco-canadien de l'IIHF. Disputée du 6 au 22 février, l'édition 2026 doit marquer le retour des joueurs de la NHL, le meilleur championnat de la planète, absents des deux derniers JO.

Reste que la Ligue nord-américaine avait laissé entendre ces dernières semaines qu'elle pourrait finalement ne pas libérer ses joueurs en raison des retards pris dans la construction de l'Arena Santagiulia et de craintes pour leur sécurité, y compris en termes de confort de vestiaire. Présents ce week-end, ses représentants et expert auraient été satisfaits par la qualité de la glace, selon le directeur sportif du Comité international olympique (CIO) Pierre Ducrey.

Cette salle omnisports de 15.000 places devait initialement être inaugurée début décembre et accueillir ses premiers matches dans la foulée. Mais le retard pris par le chantier avait contraint les organisateurs à déplacer le premier test-event vers la patinoire secondaire des Jeux, qui doit notamment accueillir le patinage de vitesse, dans le grand parc d'expositions de Rho, toujours à Milan.

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La vraie inauguration et les premières rencontres, pour le compte du Championnat et de la Coupe d'Italie, ont donc eu lieu de vendredi à dimanche, pour tester la résistance de la surface. "Avec trois matches samedi, on a eu un bon test, car il n'y a pas beaucoup de compétitions où il y a trois matches dans la même journée", a fait remarquer Luc Tardif, alors qu'il y en aura autant de prévus quotidiennement aux Jeux, dont le dernier placé en prime time.

"Aucune raison d'être inquiet"

Si la première rencontre de vendredi a dû être interrompue après qu'un trou était apparu dans la glace, il a été rapidement comblé par les services techniques, une péripétie qualifiée de "normale" par l'expert de la glace des JO, Don Moffatt, dans le cas d'une première utilisation.

Le directeur exécutif des JO au sein du CIO, Christophe Dubi, a fait lui aussi part de sa satisfaction. "C'est un site que j'ai dû visiter 25 fois peut-être. La dernière fois que je suis venu, c'était avant Noël et c'était bien différent, il y a eu beaucoup de progrès, il faut tirer son chapeau à ceux qui ont travaillé sur ce chantier."

"La peinture ne sera peut-être pas complétement sèche partout [pour le début du tournoi olympique féminin], mais rien ne pourra empêcher joueurs et spectateurs de profiter de l'expérience", a-t-il estimé. "Est-ce que j'ai été inquiet ? Certainement. Mais si la fédération internationale est contente, aucune raison de l'être", a-t-il conclu.

"Il y avait des inquiétudes il y a quelques mois, mais depuis ma dernière visite il y a une semaine, je suis un petit peu plus confiant", a confirmé Luc Tardif à l'AFP. "Il y a encore des finitions, il y a plein de choses à faire, mais il y a encore trois semaines, dans une configuration où ça va être plus facile pour les entreprises" d'intervenir, sans évènement sportif, a-t-il ajouté. 

"Il n'y a absolument aucune chance" que la patinoire ne soit pas "prête" pour le début de la compétition début février, a de son côté assuré vendredi Pierre Ducrey, lors d'une conférence de presse dans l'enceinte. L'Arena de Santagiulia doit accueillir 33 matches au total lors des prochains Jeux d'hiver.

"C'est un peu sale et en bordel, mais ça a l'air pas mal"

Vendredi, le match inaugural opposait les Brochets de Kaltern aux Bouledogues de Varèse. Des ouvriers en gilet jaune descendaient des gradins alors que les joueurs commencer à s'entraîner. "C'est un peu sale et en bordel, mais ça a l'air pas mal", s'est réjoui le directeur sportif des Brochets, Armin Ambach. 
                   
Les trois disques lumineux de l'Arena Santagiulia, dessinés par le renommé architecte britannique David Chipperfield, se sont posés au milieu d'un terrain vague à la périphérie est de Milan, entre le quartier populaire de Corvetto et l'aéroport de Linate. Le quartier fait l'objet d'un immense projet d'urbanisme comprenant des bureaux et des logements, et les accès routiers ne seront pas prêts pour les Jeux, tout comme le tramway qui devait arriver jusque-là. Il n'y pas de parking, et de grands bus font la navette jusqu'au métro les jours de match.

Sa vie de patinoire sera brève : elle deviendra un complexe multisports construit par le promoteur privé Eventim, qui prévoit d'y organiser des matches de basket et des concerts dès le mois de mai.

Le hockey propose parmi les billets les moins chers des Jeux, à partir de 35 euros, tandis que ceux pour la finale chez les hommes commencent à 450 euros, ou jusqu'à 10.500 euros (hors taxes) dans le carré VIP. Lequel n'était pas encore être terminé vendredi. Si la décriée construction de la piste de bobsleigh de Cortina, longtemps épine dans le pied des organisateurs, a été rondement menée, ce dossier promet encore de faire parler d'ici au début des compétitions.

"Nous sommes désormais à l'étape où tout converge, à seulement un mois de la cérémonie d'ouverture. Les préparatifs passent de la phase de planification à la mise en œuvre opérationnelle complète dans l'ensemble des sites, a indiqué Christophe Dubi la semaine passée. Les responsabilités et les échéances sont clairement définies, chacun sait exactement ce qu'il doit faire dans les jours à venir, et l'Italie peut s'appuyer sur une longue et solide expérience dans l'organisation d'événements internationaux de sports d'hiver". 

À Livigno, où sont prévues les épreuves de ski acrobatique et de snowboard, le début de la production de neige artificielle, nécessaire pour la construction des modules, tremplins et pistes de bosses, a été retardé de plusieurs jours en raison d'un problème technique, désormais résolu. Le directeur général du comité d'organisation des JO 2026 Andrea Varnier a confirmé début janvier à l'AFP que "53 canons à neige sont opérationnels et la production de neige avance conformément aux prévisions".

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