3 min de lecture Équipe de France de football

VIDÉO - Deschamps, Benzema, Ben Arfa, les Bleus... Nasri se livre sans filtre

Éloigné de l'équipe de France depuis novembre 2013, le milieu offensif de 30 ans se confie avec franchise dans un entretien diffusé sur Canal+ Sport.

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LE MEILLEUR DU CFC - "Les vérités de Samir Nasri" - 2è partie l'interview exclusiv... Crédit Image : STR / DEPO PHOTOS / AFP | Durée : |
Gregory Fortune
Gregory Fortune
Journaliste RTL

Il le clame lui-même : on l'apprécie ou pas, peut parfois le trouver arrogant, cela le ne fera pas changer. Dans un entretien de près de 12 minutes, Samir Nasri se livre sur de nombreux sujets et ne mâche pas ses mots, notamment envers Didier Deschamps à l'heure où les Bleus sont tout proches du Mondial 2018 en Russie.

"J'ai du mal avec les gens qui ne sont pas entiers et qui ne sont pas francs", lance celui qui a décidé de faire une croix sur l'équipe de France en août 2014 lorsque sa relation avec le sélectionneur est abordée.

S'il assure qu'il s'entendait bien avec Deschamps quand il n'était pas encore à la tête des Bleus, Nasri révèle qu'il n'a "pas accepté" de ne pas être appelé directement pour qu'on lui explique ses non-sélections entre fin 2012 et début 2013.

Avec mon talent, j'aurais pu faire beaucoup plus.

Samir Nasri
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"Je ne joue pas au FC Lorient, à Orléans, je suis titulaire à Manchester City (à l'époque, ndlr). Tu peux me donner un coup de fil, insiste-t-il. J'ai trouvé ça insultant". Quel est aujourd'hui son rapport avec les Bleus ? "Je les regarde jouer" En est-il un supporter ? "Forcément, je suis Français", lâche-t-il sans véritable entrain.

Ce parcours achevé en queue de poisson après 41 sélections (5 buts) entre mars 2007 et novembre 2013, il l'explique par "les aléas du football. Il y a des choses qui se passent. Les relations aussi, c'est très important. Et puis la compatibilité avec les entraîneurs". A-t-il des regrets sur sa carrière en Bleu ? "Oui et non. Oui, parce qu'avec mon talent, j'aurais pu faire beaucoup plus (...) À des moments, je n'ai pas été le plus professionnel possible, pas sur un terrain, mais peut-être que mon hygiène de vie n'a pas été parfaite".

Ce qui arrive à Benzema est injuste.

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Autre volet consacré à l'équipe de France : l'absence depuis octobre 2015 de Karim Benzema, écarté à la suite d'une mise en examen dans l'affaire de chantage à la vidéo intime contre Mathieu Valbuena. Nasri se déclare "désolé" pour son ami de la génération 1987. "C'est injuste ce qui lui arrive, c'est bête de se passer d'un joueur comme ça". L'attaquant du Real Madrid est-il en partie victime de ses origines algériennes ? "Bien sûr. Je l'ai vécu aussi", répond Nasri.

Fin août, le natif de Marseille a posé ses valises en Turquie, à Antalyaspor, après une saison convaincante avec le FC Séville. Pourquoi ce choix ? "J'ai fait 13 ans au plus haut niveau, j'avais aussi besoin de couper, de partir autre part. Je n'ai jamais vu un pays avec autant de passion (...) Mon premier match à l'extérieur, les supporters adverses chantaient mon nom, j'ai dû aller les saluer pour leur dire merci. C'est un pays qui pue le football".

Après des discussions assez brèves avec Marseille, Lyon, l'AC Milan et d'autres clubs turcs, Besiktas et Galatasaray et Antalya, "le choix s'est fait assez naturellement. Le projet est très ambitieux. Le fait que Jérémy (Ménez, autre membre de la génération 1987) soit là m'a rassuré. Il a pratiquement joué le rôle d'agent".

Je ne me contenterais jamais d'être sur un banc ou de jouer en réserve.

Samir Nasri
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Ménez a aussi essayé de faire venir Hatem Ben Arfa, qui a finalement décidé de rester au PSG avec la quasi certitude de ne pas y jouer. "C'est dommage qu'il n'ait pas pu venir, mais pourquoi pas la saison prochaine, il sera libre. Si tu nous écoutes..." lui lance Nasri, qui "ne comprends pas" son refus d'être venu en Turquie. "Quand tu aimes ça, tu as besoin de jouer. Je ne me contenterais jamais d'être sur un banc ou de jouer en réserve".

Le PSG, justement, aurait-il pu y jouer au cours de sa carrière, lui, le joyau de l'OM (2004-2008) ? "J'ai discuté deux fois avec eux", ne cache-t-il pas. La première fois à l'été 2011, après l'arrivée de Leonardo. Cette solution aurait arrangé Arsenal. "Mais on avait dit non, c'était soit Manchester City, soit Manchester City". La seconde fois, c'était "quand Laurent Blanc était entraîneur", en janvier 2014. C'est finalement Yohan Cabaye qui était arrivé dans la capitale.

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