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Les Irakiens avant le match de qualification asiatique pour la Coupe du monde 2026 contre les Émirats arabes unis au stade Mohammed bin Zayed d'Abou Dhabi, le 13 novembre 2025.
Crédit : Tiba Sadeg / Middle East Images / Middle East Images via AFP
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Le conflit au Moyen-Orient va-t-il avoir un impact sur la composition du groupe de l'équipe de France au Mondial ? À trois mois de la Coupe du monde, les Bleus attendent de connaître l'identité de leur troisième adversaire en poules avec le Sénégal et la Norvège, censé être connu le 31 mars prochain à l'issue des barrages intercontinentaux au Mexique. Mais l'Irak, qui doit affronter en finale le vainqueur de Bolivie-Suriname pour se qualifier, a demandé le report de la rencontre, la majorité de ses joueurs étant bloqués à Bagdad car l'espace aérien du pays est fermé en raison de la guerre contre l'Iran.
The Guardian fait état d'une demande irakienne après le refus d'une proposition de la Fifa, qui demandait à la sélection d'effectuer un voyage de vingt-cinq heures par la route pour rejoindre la Turquie avant de décoller pour l'Amérique. Or, cela impliquerait de passer par le nord de l'Irak, attaqué depuis le début de la riposte de Téhéran par des drones iraniens. Un risque que le sélectionneur Graham Arnold, toujours bloqué à Dubaï, ne veut pas faire prendre à ses ouailles, dans l'attente d'une qualification au Mondial depuis 40 ans.
"À mon avis, si la Fifa reportait le match, cela nous donnerait le temps de nous préparer correctement. Laissons la Bolivie jouer contre le Suriname ce mois-ci, puis une semaine avant la Coupe du monde, nous jouerons contre le vainqueur aux États-Unis. Le vainqueur de ce match reste et le perdant rentre chez lui", propose le coach australien, plaidant donc pour une finale de barrage en juin. Selon The Guardian, la Fifa pourrait trancher cela dans la semaine.
En plus de ces imbroglios de déplacement, plusieurs membres de la délégation des Lions de la Mésopotamie n'ont toujours pas reçu de visa pour rejoindre le Mexique, mais également les États-Unis, où elle avait prévu de se rassembler avant de défier le Suriname ou la Bolivie.
En dépit de ce flou persistant, l'Irak pourrait tout de même se rendre en Amérique l'été prochain pour prendre part à la Coupe du monde. Pourquoi ? Car elle a de bonnes chances de remplacer l'Iran, déjà qualifiée, mais dont la présence sur le territoire américain semble particulièrement peu probable au vu du contexte géopolitique, marqué par les frappes de Washington avec Israël sur la République islamique depuis dix jours.
Le scénario d'un boycott de la Coupe du monde a été évoqué très brièvement, quelques heures à peine après le début de l'opération Epic Fury. Le président de la Fédération iranienne Mehdi Taj a ainsi brandi cette hypothèse, tout en précisant que le dernier mot reviendrait aux "autorités sportives" du pays. "Ces événements ne resteront pas sans réponse mais ce qui est sûr à l'heure actuelle c'est qu'avec cette attaque et cette cruauté, on ne peut pas envisager avec espoir la Coupe du monde", a-t-il déclaré samedi dernier à la télévision iranienne.
La Fifa reste pour le moment très prudente face à l'éventualité d'une absence de la Team Melli, placée dans le groupe de la Belgique, de la Nouvelle-Zélande et de l'Égypte, au Mondial. Et ce, alors le patron de l'instance Gianni Infantino ne cesse d'afficher sa proximité avec Donald Trump. Interrogé sur une absence de l'Iran dans la compétition par le site Politico, le président américain a de son côté déclaré qu'il "n'en a pas grand chose à faire".
"Il est encore trop tôt pour commenter en détail, mais nous suivrons attentivement l'évolution de la situation", a réagi le secrétaire général de la Fifa, Mattias Grafstrom. Mais l'article 6 du règlement de la Coupe du monde 2026 évoque la notion de "force majeure" et laisse aux organisateurs l'entière discrétion pour prendre "les mesures nécessaires". En cas de retrait ou d'exclusion d'un pays, la Fifa a ainsi toute latitude pour réagir et "peut décider de remplacer l'association membre participante en question par une autre association".
Logiquement, le ticket iranien reviendrait alors à un autre pays d'Asie. Or, l'Irak est la nation qui est allée la plus loin dans la phase qualificative jusqu'ici, si bien qu'elle prétend récupérer la place de sa voisine.
Deux cas de figure semblent alors possibles : soit l'Irak joue, remporte son barrage et se fraye un chemin dans le groupe de la France, soit elle ne joue pas (ou perd son barrage) et prend la place de l'Iran avec les Belges. Dans le premier scénario, il faudrait alors un nouvel adversaire aux Diables rouges. Les Émirats arabes unis, battus par l'Irak au dernier tour des éliminatoires asiatiques, apparaissent ainsi comme l'option la plus crédible.
Autrement dit, la Fifa a encore du travail et des choix forts à faire pour compléter le casting du tournoi planétaire.
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