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Coupe du monde féminine 2027 : les Bleues lancent leur campagne de qualification face à l’Irlande après une année 2025 à oublier

Les revers contre l'Allemagne à l'Euro et en Ligue des nations digérés, l'équipe de France de Laurent Bonadei veut repartir de l'avant avec le début des qualifications à la Coupe du monde 2027, mardi 3 mars à l'occasion d'un déplacement en Irlande.

Grace Geyoro lors de la demi-finale aller de Ligue des nations contre l'Allemagne, le 24 octobre 2025 à Düsseldorf.

Crédit : Jan Fromme / firo Sportphoto / dpa Picture-Alliance via AFP

Gabriel Joly & AFP

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Un nouveau départ. Les Bleues débutent mardi 3 mars en Irlande (19h30) les qualifications à la Coupe du monde 2027 et "une année de travail" censée les mener au Brésil avec un groupe renouvelé, avec l'intégration de nombreuses jeunes. "On est déjà dans la préparation de 2027 même si ce n'est pas tout de suite. Mais les matchs qualificatifs, c'est une préparation. On rencontre des nations qu'on pourra aussi retrouver au Mondial", a expliqué à l'AFP Grace Geyoro, la vice-capitaine.

En 2026 et déjà avec ce premier rassemblement qui compte deux rencontres au programme - l'Irlande à Dublin mardi, puis Pologne à Dijon samedi -, le sélectionneur Laurent Bonadei a l'intention de "peaufiner le groupe", même s'il connaît déjà sa "base" pour le Mondial, a-t-il confié à l'AFP la semaine dernière. "Il y a eu de belles satisfactions avec Alice Sombath et Thiniba Samoura. Oriane Jean-François a vraiment pris la mesure de son rôle au milieu de terrain", a-t-il par exemple cité, tandis que Wendie Renard, Eugénie Le Sommer et Kenza Dali ne représentent ni le présent, ni l'avenir et que Sandie Toletti a pris sa retraite internationale.

Au sein d'une liste de 24 joueuses - où figurent toujours Sakina Karchaoui, Marie-Antoinette Katoto, Clara Mateo et Kadidiatou Diani -, trois cadres manquent à l'appel : la capitaine Griedge Mbock (genou), Delphine Cascarino (mollet) et Selma Bacha (cheville). Le coach peut néanmoins s'appuyer sur les jeunes et nouvelles joueuses, comme il le fait depuis son arrivée en septembre 2024, à l'image de la milieu du PSG Anaïs Ebayilin.

Sur ce rassemblement d'une dizaine de jours, l'idée sera pour le staff et le groupe d'améliorer le jeu, les circuits de passes, le pressing et le travail devant le but. Ils pourront se servir du premier tour du dernier Euro en Suisse, où les Bleues ont battu avec la manière l'Angleterre double championne d'Europe (2-1) et les Pays-Bas (5-2). L'objectif sera également de parachever la cohésion grâce à la présence du préparateur mental Thomas Sammut.

Il faudrait une succession de catastrophes pour ne pas voir les Bleues au Brésil

Malgré les déceptions de 2025 avec deux échecs contre l'Allemagne en quarts de finale de l'Euro (1-1, 5-6 t.a.b.) puis en demi-finales de la Ligue des nations (0-1, 2-2), "on a créé un groupe, on a montré des valeurs", a estimé Grace Geyoro, la milieu de terrain de London City Lionesses, loin d'être lasse malgré ses multiples camouflets avec les Bleues.

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"On avait besoin de se revoir ! Avec le retour de blessées et l'arrivée de jeunes, on va devoir s'adapter vite", a aussi insisté l'ancienne joueuse du PSG. Tournées vers l'avant, "il faut continuer de travailler, sans relâche, que l'on reste focus sur nous. On prend toujours autant de plaisir à être en équipe de France. Il faut juste attendre, patienter, travailler et puis un jour, ça nous sourira, j'en suis persuadée", a positivé Grace Geyoro.

"Pour nous ce n'est pas une année de repos", a aussi insisté Laurent Bonadei, qui a des joueuses "à superviser". Il faudra tout de même valider d'ici juin le ticket des joueuses tricolores pour le Brésil afin de partir en vacances cet été l'esprit libre. Pour cela, il faudra finir en tête d'une poule (Irlande, Pologne, Pays-Bas), où seules les Néerlandaises semblent à même de jouer les trouble-fête.

Reste que le format est largement favorables aux grosses nations. Si les Bleues terminaient à l'une des trois dernières places du groupe, elles passeraient alors par des barrages à deux tours contre des sélections de seconde zone sur le Vieux Continent, en fin d'année. Autrement dit, la qualification serait loin de s'envoler.

À noter que peu eu importe le résultat, les Françaises pourront prendre quatre à six semaines de congés cet été. Une première depuis quatre ans (Euro en 2022, Mondial en 2023, JO en 2024 et Euro en 2025), qui sera fort bienvenue pour régénérer les organismes.

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