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Stade de Reims : 3 questions sur la probable infiltration de groupuscules d'extrême droite

ENQUÊTE - Le 12e de Ligue 1 est sous le feu des projecteurs après le déploiement d’une croix celtique en plein match à Lorient, le 1er mai dernier. Une première qui inquiète instances sportives et autorités judiciaires.

Des supporters de Reims au stade Auguste-Delaune le 11 mai 2018
Des supporters de Reims au stade Auguste-Delaune le 11 mai 2018
Crédit : FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
Stade de Reims : 3 questions sur la probable infiltration de groupuscules d'extrême droite
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Dimitri Rahmelow - édité par Gregory Fortune

RTL vous emmène mercredi 18 mai dans la Marne pour s'interroger sur la possible infiltration de groupuscules d’extrême-droite parmi le public du Stade de Reims, 12e de Ligue 1 à une journée de la fin de la saison, et sous le feu des projecteurs après le déploiement d’une croix celtique en plein match à Lorient, le 1er mai dernier. Une première qui inquiète instances sportives et autorités judiciaires.

Que s’est-il précisément passé au stade du Moustoir cet après-midi-là ? Un drapeau bleu-blanc-rouge portant cette croix est resté accroché au grillage de la tribune visiteurs pendant 35 minutes, jusqu’à l’intervention des stadiers. Dès la fin du match, la polémique a enflé puisque ce symbole - à l’origine chrétien puis récupéré par les milieux d’extrême-droite radicale - signifie la suprématie de la race blanche. Le GUD, mouvement étudiant aux actions parfois violentes, en avait fait son signe de ralliement. Les images de cette croix celtique ont beaucoup tourné sur internet et notamment dans les forums d’extrême-droite.

Qui sont les personnes qui ont déployé ce drapeau ? Il ne s’agirait pas de supporters rémois mais d’individus ayant autrefois appartenu aux Boulogne Boys, l’ancien groupe d’ultras du Paris Saint-Germain, connus pour leur violence et leurs idées très proches de l’extrême-droite et qui n’ont plus droit de cité au Parc des Princes. Cette douzaine de personnes a donc décidé de cohabiter avec le groupe des MesOs Reims, considérés comme des hooligans qui agissent le plus souvent à l’extérieur des stades.

C'est un groupe qui nous perturbe depuis quelques mois

Le président du Stade de Reims Jean-Pierre Caillot

Ils avaient déjà fait parler d’eux avant ce match Lorient-Reims, notamment le 21 novembre dernier, juste avant le match Strasbourg-Reims. Des ultras des deux clubs se sont retrouvés pour en découdre à Kilstett, une commune de 2.500 habitants au Nord de la capitale alsacienne. Et le maire Francis Laas reste encore très marqué : "Ça a duré 5-10 minutes. Ils étaient habillés tout en noir, cagoulés, et se sont battus avec des bâtons. La population a eu peur". Mais aucune dégradation, donc pas de plainte possible de la part du maire.

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Quelle est la réaction du Stade de Reims ? Le président Jean-Pierre Caillot n’a pris la parole qu’une seule fois pour ne pas alimenter la polémique. "C'est un groupe qui nous perturbe depuis quelques mois, des gens qui n'ont rien à voir avec le football et même rien à voir avec le Stade de Reims. C'est pour eux un défouloir de pouvoir venir dans un stade et de se faire remarquer. Aucune tolérance et aucun cadeau, il faut être bien claire là-dessus (...) Qu'ils aillent faire leurs actes ailleurs". Le club a porté plainte contre X, comme la Ligue des Droits de l’Homme et SOS Racisme.

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