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PSG-Manchester City : fair-play financier, Super Ligue... Les dessous sombres des Citizens

ÉCLAIRAGE - Condamné par l’UEFA pour non respect du fair-play financier mais blanchi par le TAS, engagé dans le projet avorté de Super Ligue européenne, Manchester City fait passer le PSG pour un bon élève.

Le drapeau de Manchester City à l'Ethiad Stadium le 16 mai 2017 Crédit : Anthony Devlin / AFP
Baptiste Durieux édité par Gregory Fortune

Manchester City se rend au Parc des Princes pour défier le Paris Saint-Germain en demi-finale aller de Ligue des champions, mercredi 28 avril (21). Or, ce match, les Citizens  n’auraient pu jamais le disputer. Le 13 juillet 2020, le club anglais est blanchi par le Tribunal arbitral du sport après avoir été condamné par l’UEFA pour non respect du fair-play financier. Une condamnation qui privait le club anglais de Ligue des champions pendant deux saisons.

Malgré les accusations, City s’en sort et la conclusion du TAS porte simplement sur le temps de procédure. "Ils ont été sanctionnés trop tardivement par l’UEFA et l’organisme chargé d’appliquer les peines du fair-play financier", explique Pierre Rondeau, économiste du sport, joint par RTL.

"City a joué le bras de fer et a refusé toute forme d'entente avec les instances, contrairement au PSG, précise de son côté Vincent Chaudel, co-fondateur de l’Observatoire du sport business. La stratégie de City est de contourner les règles fédérales de l’UEFA par le droit civil. Ils ont une approche de multinationale".

Paris a été transparent

Pierre Rondeau, économiste du sport
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Lorsque le PSG a à son tour été accusé de vouloir contourner le fair-play financier, "Paris a été transparent, souligne Pierre Rondeau. Et aujourd’hui, Nasser Al-Khelaïfi (président du Paris Saint-Germain, ndlr) fait des clins d’œil à Aleksander Ceferin (président de l’UEFA ndlr) en réunion".

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Par ailleurs, l'actionnaire majoritaire de City, le cheick Mansour via Abu Dhabi United Group, est suspecté d'avoir payé indirectement des entreprises afin qu'elles sponsorisent son propre club.

Enfin, est arrivé le projet de Super Ligue européenne. Manchester City faisait partie des 12 clubs "fondateurs" du projet finalement avorté. Et si les Citizens se sont retirés, la raison ne serait ni liée au football ni à la contestation des supporters, ni même à celle de leur propre entraîneur mondialement respecté Pep Guardiola.

L'Arabie saoudite derrière la Super Ligue ?

D’après une source diplomatique proche du club mancunien, les milliards d’euros de financement promis aux clubs participants à la nouvelle compétition n’étaient "pas vraiment le fait de la banque américaine JP Morgan, mais proviendraient en réalité de l’Arabie saoudite, à qui elle servait de paravent".

Le pays du Moyen-Orient lorgne depuis plusieurs années sur le marché du sport mondial et du football européen. "Ne pas avoir demandé en amont l’origine des fonds, c’est assez gravissime, juge Pierre Rondeau. C’est de l’amateurisme et de l’impréparation".

La source diplomatique proche de City conclut que le propriétaire du club, Abu Dhabi United Group, "ne veut pas être concurrencé sur ce créneau et surtout ne veut pas lier son image à un allié embarrassant dont le bilan en matière de respect des droits humains est désastreux, ça c’est sûr".

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