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OM-Sporting : pourquoi Marseille et Longoria jouent leur crédibilité dans cette Ligue des champions

Avant d'affronter le Sporting du Portugal ce mardi 4 octobre, l'Olympique de Marseille se retrouve dos au mur en Ligue des champions, une vitrine pour convaincre que le projet initié par Pablo Longoria va dans la bonne direction.

Pablo Longoria entouré par certaines recrues de l'OM avant la saison 2022-2023
Pablo Longoria entouré par certaines recrues de l'OM avant la saison 2022-2023
Crédit : Sylvain THOMAS / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani

Deux matchs et plus de regrets que de points récoltés. C'est à ce stade le bilan de l'OM en Ligue des champions. Une défaite face à Tottenham alors que le jeu semblait être dominé par les Marseillais, et une faillite collective à domicile contre l'Eintracht Francfort. Avant de recevoir le "Sporting Clube de Portugal" dans un Vélodrome vide mardi 4 octobre, les Olympiens auront la pression du match à ne pas perdre. Et ce sera autant pour rester en vie dans la reine des compétitions de clubs, que pour montrer que le chantier sportif et structurel mené par Pablo Longoria va dans le bon sens. 

Au moment de la démission de Jorge Sampaoli en juillet dernier, on pensait que l'équipe qui a terminé deuxième de Ligue 1 avait besoin de quelques retouches et d'un nouveau pilote. Mais au fil des semaines, c'est un virage à 180 degrés que Longoria a opéré. Exit le jeu de possession parfois lénifiant de Sampaoli, et place au pressing et jeu plus direct d'Igor Tudor, entraîneur sans grandes références.

L'inquiétude prestation contre Francfort

Au passage, le grand ménage a été fait dans l'effectif. Saliba, Amavi, Lirola, Milik, De La Fuente, Caleta-Car, Henrique et Luan Peres ont (entre autres) fait leur bagages. En ajoutant Kamara en fin de contrat, ils sont nombreux à avoir tenu l'équipe de Sampaoli, sans rempiler cette saison. Mais l'OM n'a pas chômé dans l'autre sens : Alexis Sanchez, Nuno Tavares, Clauss, Mbemba, Gigot, Bailly, Kaboré ou encore Veretout sont arrivés. Au final, très vite dans la saison l'OM est devenu une équipe enthousiasmante et reste toujours invaincu en L1. Et si la concurrence nationale appelle à saluer le parcours à ce stade, le calendrier a été clément. 

C'est pour cela que le juge de paix est indubitablement la Ligue des champions. L'OM a bien commencé dans le contenu et les intentions à Tottenham, mais l'exclusion de Mbemba à la 46e minute, et le fait de craquer à la 75e montrent bien que la maîtrise du rythme à ce niveau est encore défaillante. Comme si 75 minutes en C1 équivalaient à un "ressenti 90 minutes" de jeu en Ligue 1. Face à Francfort, 11e de Bundesliga mais vainqueur de la Ligue Europa en titre, l'OM a en plus affiché des lacunes techniques en plus d'une forme de faillite mentale. 

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Des joueurs pas dans le coup, pas au niveau à certains égards, et un coach qui a raté sa composition d'équipe avec notamment Payet et Gerson alignés ensemble, ce qui ralenti considérablement l'équipe. D'un seul coup, tout était remis en cause. Longoria a-t-il fait les bons choix ? Ribalta, nouveau patron du sportif pour soulager Longoria et étoffer le staffe de l'OM en coulisses, a-t-il les épaules pour faire passer un cap au club ? Veretout, Suarez, voire Tavares et Clauss ont-ils le niveau pour hisser l'OM au rang d'habitué de la C1 ? 

À écouter

ÉCLAIRAGE - OM-Sporting : les clés d'un match déjà capital pour Marseille
00:08:33

Une histoire portée parfois comme un fardeau

L'environnement marseillais est impitoyable, avec la pression des plus grands clubs européens sans les moyens financiers. Si l'objectif réaliste (ou raisonnable) du club doit être de terminer troisième pour continuer en Europa League au printemps, et surtout revenir la saison prochaine en Ligue des champions, la pilule d'une élimination ne passerait que si le contenu est à la hauteur, notamment en raison de la composition du groupe. 

"Droit au but" n'est pas qu'une devise, c'est aussi un état d'esprit à avoir sur le terrain. Et c'est ce qui permettra de valider le premier étage de la fusée que construit Pablo Longoria, qui doit faire avec les moyens du bord. À ce stade, le travail est bien fait, et il lui faudra du temps pour monter d'un cran dans la mesure où, sans argent, le haut niveau européen n'offre pas de raccourci. L'"ascenseur social" pour intégrer un Top 16 puis un Top 8 de Ligue des champions est soit long, soit cher. L'Ajax, Porto, le Séville FC, l'Atalanta ou Villarreal sont les exemples à suivre pour Pablo Longoria. Et cela nécessite du temps et de la stabilité.  

En parallèle, il lui faudra aussi user de pédagogie auprès des supporters, qui pour certains voient l'OM avec des yeux de Chimène - c'est-à-dire à la hauteur d'un palmarès hélas peu récent -, comme un égal du Milan, du Real ou du Bayern. 

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