3 min de lecture

"Ok, il faut s'améliorer" : contraint de passer par les barrages, le PSG ne fait plus aussi peur en Ligue des champions

En position idéale pour décrocher une place directe en huitièmes de finale, le club de la capitale a été accroché par Newcastle, mercredi 28 janvier. Moins souverain, il passera par les barrages où il affrontera Monaco ou Qarabag, avant d'espérer défier Barcelone ou Chelsea.

Ousmane Dembélé avec le PSG contre Newcastle en Ligue des champions, le 28 janvier 2026 au Parc des Princes.

Crédit : Jean Catuffe / DPPI via AFP

Gabriel Joly

Je m'abonne à la newsletter « Sport »

Le top 8 leur tendait les bras, mais s'est finalement refusé. Eclipsée par le caractère lunaire de la sortie de l'OM en Ligue des champions, la prestation du Paris Saint-Germain n'a, encore une fois, pas été suffisante, mercredi 28 janvier, contre Newcastle (1-1). Si bien que les partenaires de Désiré Doué, pourtant sixièmes au coup d'envoi, n'ont pas réussi à se qualifier directement pour les huitièmes de finale de la compétition. Comme l'an passé, les Rouge et Bleu - finalement à la 11e place - passeront par les barrages en février, où ils affronteront soit Monaco, soit les Azerbaïdjanais de Qarabag.

Le tirage au sort de vendredi lui donnera l'identité de son futur adversaire, mais les deux options semblent largement abordables pour les champions d'Europe. Reste qu'après un match nul contre Bilbao (0-0) ou encore une défaite contre le Sporting (1-2), force est de constater que le PSG ne fait plus aussi peur en Europe, huit mois après son titre.

Ce mercredi, les Anglais étaient certes la bête noire du PSG (défaite 4-1 et déjà nul 1-1 en 2023), mais ceux-ci auraient pu s'effondrer après avoir concédé un pénalty dès les premiers instants du match. Il n'en a rien été, Ousmane Dembélé voyant sa tentative arrêtée par Nick Pope. Derrière, les Magpies auraient aussi pu s'effondrer quand Vitinha a ouvert magistralement le score. Que nenni, puisqu'ils ont fini par égaliser juste avant la pause sur une tête de Joe Willock. "Cela a été une très bonne première mi-temps, on a démarré le match de manière positive", mais "sur la dernière action de la mi-temps on a encaissé un but qui fait mal", a analysé Luis Enrique en conférence de presse.

"Je n'ai rien à reprocher à mon équipe… Il y a des joueurs qui ont eu un peu plus de mal à avoir leur niveau, mais l'attitude est là", a relativisé l'Espagnol. "Cela a été difficile car c'est une équipe physique et forte", même si le PSG "méritait de gagner". "Ok, il faut s'améliorer", a-t-il encore concédé. "On va prendre le chemin le plus long", mais "je ne vois personne qui soit davantage favori que nous".

Blessure de "Kvara" et flou sur la hiérarchie des gardiens

Autrement dit, le coach du PSG ne semblait pas alarmé. "Pour être honnête, je ne suis pas sûr que ce soit pour le mieux de se qualifier parmi les huit premiers. On ne jouerait pas les barrages, alors qu'il va nous manquer aussi quatre matchs de Coupe de France", avait-il d'ailleurs osé avant le déplacement raté à Lisbonne la semaine dernière, sachant qu'il a été éliminé par le Paris FC en seizièmes de finale dans cette autre compétition (0-1).

La donne est pourtant différente de l'an dernier, quand son équipe avait accroché in extremis ces mêmes play-offs, après avoir frôlé une sortie prématurée qui serait mal passée. Pour la suite glorieuse que l'on connaît : une fois Brest écarté sur un 10-0 cumulé, les Parisiens étaient montés en puissance jusqu'à décrocher leur premier sacre continental. Cette fois, la dynamique est plus maussade et les doutes qui s'amoncellent autour des têtes franciliennes ne semblent pas prêtes de s'estomper.

Comme l'a montré Luis Enrique ce mercredi en titularisant le Russe Matveï Safonov dans les buts, la hiérarchie des gardiens avec Lucas Chevalier n'est toujours pas établie. Dans le même temps, l'infirmerie ne désemplit pas. À peine Achraf Hakimi de retour de blessure puis de la CAN, le club a de nouveau perdu un cadre, en la personne de son attaquant géorgien Khvicha Kvaratskhelia, visiblement sérieusement touché à une cheville et sorti au bout de 20 minutes. Et ce, sachant que Fabian Ruiz était diminué et préservé au milieu.

C'est dans ces conditions que le PSG disputera donc deux matchs de plus (barrage aller le 17 ou 18 février, retour le 24 ou 25)  que les autres prétendants à la victoire finale comme Arsenal, le Bayern Munich, Liverpool, le Barça ou encore Chelsea. Les deux derniers cités se dresseront ensuite face à lui en huitièmes de finale, pour un choc avec une deuxième manche à l'extérieur, comme les hypothétiques tours suivants. Certes, le Top 8 n'avait pas toujours souri aux concernés la saison passée (50% des équipes éliminées en huitièmes), mais il aurait sûrement été préférable de s'y glisser.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info