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Manchester United, OGC Nice... Pourquoi il faut suivre l'Europa League

DÉCRYPTAGE - La phase de poules 2016-2017 de la "petite" Coupe d'Europe débute jeudi 15 septembre avec deux clubs français et un immense favori pour le titre.

Zlatan Ibrahimovic sous les yeux de Paul Pogba le 19 août 2016
Zlatan Ibrahimovic sous les yeux de Paul Pogba le 19 août 2016 Crédit : Oldham/BPI/Shutterstock/SIPA
Gregory Fortune
Gregory Fortune
Journaliste RTL

La première journée de la phase de poules de l'édition 2016-2017 est terminée, avec des succès de Lyon et de Monaco, et un nul frustrant du PSG. Place à celle de l'Europa League, jeudi 15 septembre, avec une rencontre à 17h, 12 à 19h et 11 à 21h05 (voir le programme ci dessous). À l'issue de l'écrémage effectué depuis fin juin (trois tours préliminaires en matches aller-retour puis un de barrage), 48 équipes ont été réparties dans 12 groupes lors du tirage au sort du 26 août à Monaco.

Trois retiennent particulièrement l'attention du point de vue hexagonal : Nice, Saint-Étienne et l'immense favori à la succession du FC Séville, Manchester United. Devancé à la différence de buts par son voisin de City pour la 4e place du championnat anglais, qualificative pour les barrages de la Ligue des champions, MU a mis le paquet cet été pour retrouver la "grande" Coupe d'Europe dès la saison prochaine. En attendant, les Red Devils doivent donc se contenter de la "petite". 

Dans l'ombre de la Ligue des champions

Créée en 1971, la Coupe de l'UEFA a été remportée par les plus grands clubs européens, présents ou passés, du Real Madrid (1985-1986) à la Juventus Turin (1977, 1990, 1993) en passant par le Bayern Munich (1996), Liverpool (1973, 1976, 2001), l'Inter Milan (1991, 1994, 1998). Longtemps, elle fut aussi disputée que palpitante, suivie que relevée. Mais progressivement, la C3 a irrémédiablement perdu de son aura, et ce malgré la disparition de la Coupe des Coupes (C2) en 1999.

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La saison 2003-2004 marque une première rupture. Les 3es de groupes en Ligue des champions sont reversés en 16es de finale, deux tours après le début de l'épreuve, qui devient de fait un lot de consolation. Mais le tournant majeur intervient un an plus tard. L'UEFA décide d'abandonner le système d'éliminations directes sur matches aller-retour tout au long de la compétition pour introduire une phase de poules avant les 16es. 

18 mai 2005 : le CSKA Moscou devient le premier club russe vainqueur de la Coupe de l'UEFA
18 mai 2005 : le CSKA Moscou devient le premier club russe vainqueur de la Coupe de l'UEFA Crédit : MICHAEL SOHN/AP/SIPA

Avec huit groupes de cinq équipes, qui affrontent une seule fois chacun de ses adversaires à domicile ou à l'extérieur selon un tirage au sort, et trois qualifiés au final, la lisibilité est mise à mal. De nouveaux clubs apparaissent, d'autres inscrivent leur nom au palmarès pour la première fois ou décrochent leur premier trophée continental (dans le CSKA Moscou, le FC Séville à deux reprises, le Zénith Saint-Pétersbourg, le Shakthar Donetsk). 

L'expérience de ces poules de cinq prend fin en 2009, en même temps que l’appellation Coupe de l'UEFA. Il faut désormais parler d'Europa League, Ligue Europa en Français, avec un déroulement semblable à celui de la Ligue des champions, et des poules de quatre, donc. L'Atlético de Madrid remporte la première édition de cette nouvelle formule, récidive en 2012, entre des succès du FC Porto et de Chelsea, avant un triplé historique du FC Séville.

Les stars mancuniennes attirent les projecteurs

Très (trop ?) souvent, ce n'est qu'avec l'apparition des reversés de la Ligue des champions que la compétition gagne en intérêt. Cette année, la présence d'entrée de Manchester United est une bénédiction pour les organisateurs. D'autant qu'ils l'assurent, les stars guidées par José Mourinho - Zlatan IbrahimovicPaul PogbaAnthony Martial, Wayne Rooney, Henrik Mkhitaryan - n'ont pas l'intention de jouer les touristes. L'aventure des Red Devils débute à Rotterdam, sur la pelouse du Feyenoord, avant de croiser la route des Turcs de Fenerbahçe et des Ukrainiens du Zorya Lougansk.

Si United se pose naturellement en favori, quelques outsiders de choix tenteront d'opposer une résistance. Parmi eux l'AS Rome qui se déplace chez le Viktoria Plzen, l'Inter Milan qui reçoit Beer-Sheva, la Fiorentina qui joue au PAOK Salonique, ou encore l'Athletic Bilbao en déplacement à Sassuolo. Autant d'entames en douceur pour ces clubs habitués à atteindre les matches à élimination directe. Autre club ambitieux Schalke entame sa campagne à Nice.

Nice retrouve l'Europe 19 ans après

Mario Balotelli dimanche 11 septembre 2016
Mario Balotelli dimanche 11 septembre 2016 Crédit : VALERY HACHE / AFP

Il y avait 19 ans que l'OGC n'avait plus tutoyé l'Europe en phase finale. Le club azuréen va tenter de renouer avec sa gloire des décennies 50 (battu en quart de finale de la Coupe des clubs champions par le Real Madrid en 1957 et 1960 - malgré une victoire 3-2 à l'aller) et 70 (8e de finaliste en UEFA, tombeur du FC Barcelone en 32es). La dernière "vraie" apparition continentale date de 1997. Alors en 2e division, l'OGCN s'était fait sortir de la Coupe des Coupes au deuxième tour par le Slavia Prague (2-2, 1-1). Sans avoir perdu une rencontre.

Il y a bien eu après, en 2003 et 2004, d'éphémères apparitions en Intertoto et une fin d'étape dès les barrages de la Ligue Europa devant l'Apollon de Limassol en 2013 (0-2, 1-0). Depuis, Nice s'est transformé. L'actuel 2e de L1 a construit son grand stade, l'Allianz Riviera. Au niveau du recrutement, de jolis coups ont été réussis : après avoir relancé Hatem Ben Arfa la saison dernière, le Gym a achevé son dernier mercato estival avec les engagements retentissants des internationaux Dante, Younès Belhanda et surtout Mario Balotelli. Les hommes de Lucien Favre ont a priori les moyens de sortir d'une poule qui comprend aussi les Autrichiens de Salzbourg et les Russes de Krasnodar.

Les Verts veulent franchir un pallier

Le passé européen de l'AS Saint-Étienne est plus glorieux encore (finaliste de la C1 en 1976, demi-finaliste un an plus tôt), le club toujours classé entre la 4e et la 7e place en L1 depuis 2011. Mais les Verts abordent forcément cette campagne dans l'ombre des Niçois. Vainqueurs du Beitar Jérusalem en barrages, l'équipe de Christophe Galtier est tombée dans un groupe avec les Allemands de Mayence, les Belges d'Anderlecht et les Azéris de Qabala, tombeurs de Lille au 3e tour préliminaire.

Autrement dit, elle devra attendre la phase à élimination directe, si elle y parvient comme l'an passé (élimination en 16es par le FC Bâle), pour attirer la lumière. Si aucune véritable star n'émerge de l'effectif stéphanois, celui-ci à au moins le mérite d'être dense, avec la possibilité d'aligner deux équipes et ainsi d'enchaîner Coupe d'Europe et championnat le dimanche. Ce que les derniers représentants français ont toujours eu du mal à faire ces dernières années.

La France mauvaise élève

Pour son indice comme pour son image, la France du football, espère enfin faire à nouveau bonne figure dans cette Europa League. Depuis le début de la décennie, le meilleur résultat est un quart de finale perdu, celui de Lyon face à la Juventus Turin en 2014. Pour trouver mieux, il faut remonter à 2004 et une finale Marseille-Valence (0-2).

L'OM, déjà (1999, défaite contre face à Parme 3-0), Bordeaux (1996, battu par le Bayern Munich 5-1 sur deux matches) et Bastia (1978, 0-3 contre le PSV Eindhoven) sont les autres finalistes français de l'épreuve. Onze drapeaux figurent au palmarès. Pas le bleu-blanc-rouge, en 45 éditions. 

Europa League 2016-2017 : les résultats de la 1re journée

Jeudi 15 septembre :

Groupe A :
Feyenoord (NED) - Manchester United (ENG) : 1-0
Zorya Lougansk (UKR) - Fenerbahçe (TUR) : 1-1

Groupe B :
Young Boys Berne (SUI) - Olympiakos (GRE) : 0-1
APOEL Nicosie (CYP) - Astana (KAZ) : 2-1

Groupe C :
Mayence (GER) - Saint-Étienne (FRA) : 1-1
Anderlecht (BEL) - Qabala (AZE) : 3-1

Groupe D :
AZ Alkmaar (NED) - Dundalk FC (IRL) : 1-1
Maccabi Tel-Aviv (ISR) - Zenit Saint-Pétersbourg (RUS) : 3-4

Groupe E :
Viktoria Plzen (CZE) - AS Rome (ITA) : 1-1
Astra Giurgiu (ROU) - Austria Vienne (AUT) : 2-3

Groupe F :
Rapid Vienne (AUT) - Genk (BEL) : 3-2
Sassuolo (ITA) - Athletic Bilbao (ESP) : 3-0

Groupe G :
Standard Liège (BEL) - Celta Vigo (ESP) : 1-1
Panathinaikos (GRE) - Ajax Amsterdam (NED) : 1-2

Groupe H :
Konyaspor (TUR) - Shakhtar Donetsk (UKR) : 0-1
Braga (POR) - La Gantoise (BEL) : 1-1

Groupe I :
Salzbourg (AUT) - Krasnodar (RUS) : 0-1
Nice (FRA) - Schalke 04 (GER) : 0-1

Groupe J :
Qarabag (AZE) - Slovan Liberec (CZE) : 2-2
PAOK Salonique (GRE) - Fiorentina (ITA) : 0-0

Groupe K :
Inter Milan (ITA) - Hapoel Beer-Sheva (ISR) : 0-2
Southampton (ENG) - Sparta Prague (CZE) : 3-0

Groupe L :
Osmanlispor (TUR) - Steaua Bucarest (ROU) : 2-0
Villarreal (ESP) - FC Zürich (SUI) : 2-1

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