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Khvicha Kvaratskhelia lros de PSG-Liverpool en Ligue des champions, le 8 avril 2026 au Parc des Princes.
Crédit : Anne-Christine POUJOULAT / AFP
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Le spécial K d'une équipe de facteurs X. Dix-huit mois seulement après son arrivée dans la capitale, Khvicha Kvaratskhelia s'apprête à disputer sa deuxième finale de Ligue des champions avec le Paris Saint-Germain samedi 30 mai face à Arsenal (match diffusé dès 18 heures en clair sur M6 et M6+).
S'il y a encore quelques mois, sa place dans le onze ne semblait plus assurée avec la concurrence de Désiré Doué et Bradley Barcola pour épauler Ousmane Dembélé, l'ailier géorgien débarque à la Puskás Aréna de Budapest avec un statut renforcé, tant il est devenu l'atout numéro 1 des Rouge et Bleu au fil de prestations irrésistibles durant son printemps européen.
Auteur du quatrième pion lors du premier sacre contre l'Inter Milan l'an passé (5-0), l'ancien du Rubin Kazan et de Naples avait connu des "hauts et des bas" en début de saison, comme le reconnaissait volontiers Luis Enrique en décembre. Cette inconstance était d'ailleurs assez préjudiciable en championnat car la ligne offensive parisienne était plombée par les blessures à cette période, conséquence d'un enchaînement infernal côté PSG depuis deux exercices.
Cette tendance s'est de nouveau vérifiée début 2026 en Ligue 1 mais l'attaquant de 25 ans a tapé du poing sur la table dans les grands rendez-vous, se métamorphosant à chaque fois que l'hymne de la Ligue des champions a résonné. En témoigne son bilan statistique : 10 buts et 6 passes décisives en 15 matchs de C1, contre 8 buts et 4 passes décisives en 28 matchs de Ligue 1 - toutes ses réalisations inscrites contre des membres du top 6 (sauf Nantes).
Piqué au vif par sa mise sur le banc, "Kvara" a ébloui le Parc des Princes en seulement 28 minutes face à Chelsea en huitième aller courant mars, avec un doublé et une assist (5-2). Une entrée déclic pour le PSG, qui a ensuite montré toute l'étendue de sa maîtrise sur les tours suivants dans le sillage de son talisman, capable aussi bien de bonbons géniaux que de frappes de mule.
Subjuguant lors du thriller aller face au Bayern (5-4), il a même offert le but de la qualification en finale avec un caviar pour Ousmane Dembélé au retour à Munich (1-1), sur un une-deux de grande classe avec Fabian Ruiz. Ce centre gagnant lui a d'ailleurs permis de rentrer dans l'histoire de la compétition en devenant le premier joueur à se montrer décisif sur sept rencontres de rang. "J'essaie de faire mon boulot du mieux possible. Je veux tout donner pour ce club. Je suis en forme, mais je peux encore mieux faire", a-t-il estimé la semaine passée, tout en humilité.
LA QUOTIDIENNE - PSG-Arsenal : le rapport de force a-t-il changé en 3 semaines ?
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"Kvara" renvoie désormais la douce impression de pouvoir décider du sort du match, d'avoir un véritable droit de vie ou de mort sur ses adversaires. "Certains disent que j’apporte plus à l’équipe lors des matchs de Champions League, mais je ne le pense pas. Parfois, on ne parvient pas à marquer ou à faire de passe décisive, mais on aide quand même l’équipe du mieux qu’on peut. Quand je sors du terrain à la fin d’un match, je veux être sûr d’avoir donné 100 % et aidé l’équipe à gagner. J’ai la chance de jouer avec des footballeurs qui peuvent me créer des occasions où je n’ai plus qu’à tirer et marquer, mais je veux terminer le travail", a-t-il expliqué au détour d'une interview à l'UEFA avant la finale.
De fait, son apport ne se limite pas à l'attaque, puisque le zébulon n'hésite pas à multiplier les retours défensifs pour aider Nuno Mendes sur l'aile gauche. De quoi plaire aux supporters : depuis deux mois, son maillot est celui qui s'écoule le plus dans les boutiques du PSG, avec davantage de ventes sur les trois dernières semaines que sur le reste de la saison.
Sa débauche d'énergie et sa rage affichée lors de ses célébrations lui ont souvent valu de conquérir les cœurs. Figure du Napoli, dont il a marqué l'histoire en étant l'acteur majeur du premier Scudetto du club depuis l'époque Diego Maradona en 2023, il a hérité du surnom élogieux de "Kvaradona" en Campanile. Et ce, avant de devenir l'idole de son pays l'année suivante en l'emmenant à l'Euro pour la première fois.
Au vu de son impact sur la saison des Parisiens et de la force des images associées à ses performances, Khvicha Kvaratskhelia s'affirme comme un candidat plus que crédible au Ballon d'or. Sachant qu'aucun joueur d'Arsenal ne ressort vraiment du collectif londonien, le numéro 7 sera même le grand favori à la récompense suprême avant la Coupe du monde, d'autant plus si le PSG décroche sa deuxième étoile.
Reste que sa Géorgie n'est pas qualifiée pour le Mondial, ce qui est généralement rédhibitoire pour s'offrir le trophée remis par France Football, Erling Haaland en ayant justement fait les frais en 2023 face à Lionel Messi. À moins de provoquer un nouveau séisme face aux Gunners ? C'est un défi à la portée de "Kvara".
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