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Luis Enrique à l'entraînement avec le PSG ces derniers jours et David Raya soulevant la Premier League d'Arsenal devant William Saliba, le 24 mai 2026.
Crédit : AFP
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Une ambiance studieuse et une autre moins. Le Paris Saint-Germain et Arsenal poursuivent leur préparation de leur finale de Ligue des champions mais se présenteront à la Puskás Aréna de Budapest samedi 30 mai à 18 heures, avec deux approches bien différentes. Du côté des Parisiens déjà sacrés l'an passé et qui espèrent devenir la deuxième équipe de l'ère moderne de la C1 à conserver son titre après le Real Madrid, les deux semaines de battement depuis la dernière journée de Ligue 1 sont - et promettent de rester - placées sous le signe de la concentration.
"Une grosse échéance nous attend, ça va être un match exceptionnel. On aborde ça avec beaucoup de calme et on est serein", a ainsi confié ces derniers jours Désiré Doué, qui juste avant ses 20 ans avait été l'homme du match de la dernière finale contre l'Inter Milan (5-0), grâce à un doublé. En 2025, ses partenaires étaient montés en puissance avec une partie maîtrisée au Stade de France contre Reims en finale de la Coupe de France (3-0). Un privilège qu'ils n'ont cette fois pas eu, étant éliminés tôt dans la compétition.
"On vit ça de la même manière que l'année dernière", tout en étant "conscients qu'on peut continuer à créer une histoire encore plus grande de ce club", a néanmoins déclaré Lucas Hernandez, qui pourrait décrocher une troisième Ligue des champions en comptant celle de 2020 avec le Bayern Munich.
Pour garder le rythme, Luis Enrique a donc organisé samedi une opposition au Campus de Poissy entre deux équipes hybrides avec de jeunes Titis, suivie de près de 72 heures de repos jusqu'à ce mardi. "On va faire un petit peu de tout, se reposer parce que c'est important. On est dans la partie finale, non seulement dans l'aspect technique et physique mais aussi mental", avait d'ailleurs prévenu en amont l'Espagnol, toujours aussi attentif à la dimension psychologique des chocs européens.
Le Ballon d'or Ousmane Dembélé, sorti par précaution contre le Paris FC (1-2) le week-end précédent, n'était par exemple pas présent lors de cet amical interne. Car ces treize jours sans compétition sont également un moyen pour Paris de récupérer des forces vives, après 55 matchs disputés cette saison et 120 depuis le début de son glorieux marathon à l'été 2024 (autant qu'Arsenal, qui n'avait toutefois pas de Mondial des clubs à jouer l'été dernier). "Dembouz" a confirmé sur M6 qu'il sera rétabli et ce devrait être de même pour Achraf Hakimi, touché en demi-finale aller lors du phénoménal PSG-Bayern, bien qu'un doute plane encore sur sa titularisation samedi.
Si les Parisiens auront eu deux semaines pour panser leurs plaies et parfaire leur plan, les Gunners de Mikel Arteta ont eux été contraints de disputer deux matchs officiels de plus et de décrocher au passage leur premier titre de champion de Premier League depuis 22 ans. De quoi mettre fin à une immense attente des fans, et surtout libérer les Londoniens d'une pression phénoménale sur leurs épaules après trois deuxièmes places de rang.
Vainqueurs de Burnley (1-0) lundi dernier, les hommes du Nord de Londres ont ainsi fêté leur sacre le lendemain après le match nul de leurs dauphins de Manchester City à Bournemouth (1-1). Pour certains d'entre eux, cela s'est d'ailleurs terminé très tard, des vidéos de Declan Rice, Jurriën Timber, Bukayo Saka ou encore Eberechi Eze - qui prétendent tous à une place de titulaire en Hongrie - avec des supporters au petit matin près de l'Emirates Stadium circulant sur les réseaux sociaux.
Un instant de décompression bien mérité et qui ne leur a - pour l'heure - pas tellement porté préjudice dimanche, puisqu'ils ont disposé d'un Crystal Palace remanié pour une ultime journée de championnat dénuée d'enjeu (2-1). Reste qu'ils ont potentiellement perdu un joueur en la personne de Noni Madueke, sorti blessé et incertain pour la finale contre Paris, même s'il a été vu sans gêne apparente lors de nouvelles célébrations dans la nuit de dimanche à lundi en Angleterre.
Alors entre la fraîcheur mentale parisienne ou la dynamique des Gunners, qu'est-ce qui primera ? En l'état, il ne semble pas y avoir de lien évident entre repos et victoire : depuis 2010, un club ayant bénéficié de deux semaines off contre une pour son adversaire s'est imposé trois fois sur cinq occurrences. Autrement dit, difficile de dégager une tendance, ce qui rend cette finale d'autant plus excitante.
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