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"On était pour le PSG" : Kylian Mbappé explique sur M6 pourquoi il a supporté son ancien club face à Arsenal en finale de la Ligue des champions

Le capitaine de l'équipe de France espérait voir le plus de ses coéquipiers en sélection arriver avec le sourire avant la Coupe du monde, dans laquelle les Bleus entrent en lice mardi 16 juin contre le Sénégal.

Kylian Mbappé lors d'un entretien avec M6 avant la Coupe du monde 2026.

Crédit : M6

La rédaction de M6 & Gabriel Joly

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"Désolé pour William, mais lui, il était tout seul." En bon capitaine des Bleus, Kylian Mbappé confie lors d'un entretien exclusif sur M6 avoir supporté le Paris Saint-Germain, son ancien club avec qui il a eu des litiges financiers après son départ au Real Madrid, lors de la finale de la Ligue des champions face à Arsenal (victoire 1-1 t.a.b. 4-3). La raison ? Il y avait tout simplement plus de joueurs de l'équipe de France chez les Rouge et Bleu qu'en face, où seul le défenseur William Saliba évolue.

"Ils étaient cinq [Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Bradley Barcola, Lucas Hernandez et Warren Zaïre-Emery]. C'est plus facile d'en consoler un que d'en consoler cinq ! Pour la Coupe du Monde, c'est mieux d'en remettre un à l'endroit que cinq. Donc, on était pour le PSG", explique-t-il. "Dans notre intérêt, il fallait que le PSG gagne pour qu'on n'ait pas à faire les psychologues avec trop de joueurs", dit-il avec le sourire.

"C'est super, [les Parisiens du groupe] sont dans un super élan. Donc, c'est plus facile de les incorporer. On a pris soin de William aussi parce que c'est toujours dur de perdre une finale, mais il est dans le bon état d'esprit. Le groupe vit bien, le groupe est très heureux et déjà concentré sur ce qui nous attend parce que c'est l'événement planétaire", ajoute-t-il.

"Pour faire l'histoire, il faut souffrir"

Pour sa troisième Coupe du monde, le Madrilène connaît l'importance de la gestion mentale après ses campagnes de 2018 et 2022 : "J'ai déjà eu des moments où, socialement, j'étais carrément incompatible parce que tu restes enfermé 60 jours. Mais si c'était facile, tout le monde jouerait une Coupe du monde... Pour faire l'histoire, il faut souffrir".

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Et de s'exprimer sur son rôle de leader au sein du vestiaire bleu : "Je commence à être un joueur avec de la bouteille. C'est vraiment un plaisir de guider les jeunes joueurs ! Je ne vais pas leur apprendre à jouer au foot, mais plutôt le côté émotionnel d'une Coupe du monde, [le fait] que le monde s'arrête pour te regarder, c'est quelque chose qu'il faut savoir gérer, ne pas perdre ses moyens", selon lui. Et ce, sur la longueur pour "ne pas se ramollir après 50 jours" de compétition.

Ainsi, il s'efforce de faire passer "les messages" souhaités par Didier Deschamps, en tant que "relais entre le coach et le groupe", d'après ses mots. "J'essaye aussi d'apporter mon expérience car le groupe s'est vachement rajeuni (...) et mettre tout le monde à l'aise. Il faut faire en sorte que chacun arrive à être la meilleure version de lui-même. Composer un groupe, c'est un assemblage d'êtres humains donc c'est important que tout le monde se sente à sa place, que personne ne se sente à l'écart".

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