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FC Barcelone : pourquoi son ancien président a été interpellé

L'ancien président du FC Barcelone Josep Maria Bartomeu et d'autres ex-responsables du club ont été arrêtés dans le cadre du "Barçagate". Le club aurait organisé une campagne de dénigrement en ligne contre ses propres joueurs.

Josep Maria Bartomeu, ancien président du FC Barcelone.
Josep Maria Bartomeu, ancien président du FC Barcelone. Crédit : LLUIS GENE / FILES / AFP
Gaétan Trillat et AFP

La police catalane a perquisitionné ce lundi 1er mars le siège du FC Barcelone et a procédé à plusieurs interpellations dont celle de l’ancien président Josep Maria Bartomeu, ont révélé plusieurs médias espagnols. "Nous sommes en train d'effectuer une opération", a précisé un porte-parole du département des délits économiques des “Mossos d’Esquadra”, la police régionale de Catalogne, avant d'ajouter un peu plus tard que des "interpellations" avaient été effectuées dans ce cadre, sans donner de nom. Le Barça s'est contenté de souligner pour sa part que la police était venue au siège du club dans la matinée.

Josep Maria Bartomeu, président de 2014 à octobre 2020, fait partie des personnes arrêtées, aux côtés de l’ex-directeur général Oscar Grau et de l'ancien directeur juridique Roman Gomez Ponti, dans le cadre du “Barçagate”, affirment des médias espagnols dont la radio Cadena Ser, qui était déjà à l’origine de la révélation de cette affaire, en février 2020.

Contrat surévalué et campagne de dénigrement

La radio affirme que le club a passé un contrat juteux avec une société spécialisée dans les réseaux sociaux, afin d’orchestrer une campagne de dénigrement en ligne contre des figures du club critiques à l’égard de Bartomeu, parmi lesquelles les joueurs Gerard Piqué et Lionel Messi et les anciennes légendes du club Carles Puyol et Xavi.

Le club aurait versé un million d'euros en six factures distinctes à cette entreprise, I3 Ventures, avec qui le Barça a depuis coupé les ponts, soit un montant six fois supérieur au prix du marché, selon la presse. Le Barça avait alors catégoriquement démenti toute campagne de diffamation. "Les a-t-on chargés de surveiller les réseaux sociaux ? La réponse est oui. Les a-t-on chargés de discréditer des personnes ou institutions sur les réseaux sociaux ? La réponse est non. Et nous poursuivrons tous ceux qui nous accusent de cela", s'était défendu Bartomeu.

Un nouveau président dans une semaine

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Ces perquisitions et ces interpellations interviennent à six jours des élections pour la présidence du club prévues dimanche 7 mars, où les socios seront appelés à choisir entre Joan Laporta, Toni Freixa et Victor Font pour succéder à Bartomeu, juste avant le match retour de Ligue des champions contre le PSG (4-1 à l'aller pour les Parisiens), mercredi 10 mars.

Critiqué par une large frange des supporters, joueurs et membres du club, Bartomeu avait fini par démissionner fin octobre au terme d'une longue crise sportive et extra-sportive, avec tout son comité de direction. Resté six ans et demi à la tête du Barça, il était passé près de perdre la légende vivante Lionel Messi qui avait fait savoir fin août qu'il souhaitait résilier son contrat "unilatéralement", déçu par les résultats de son équipe et plus encore par les décisions de ses dirigeants qui ont notamment choisi de se séparer de son grand ami Luis Suarez.

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