4 min de lecture Samir Nasri

Équipe de France : Samir Nasri, le cas qui divise

DÉCRYPTAGE - Complimenté, critiqué, adoré ou détesté, Samir Nasri ne laisse personne indifférent. Au sujet de sa sélection en Bleu pour le Mondial, les observateurs ne partagent pas tous le même avis.

Samir Nasri aux côtés de Didier Deschamps lors du match aller face à l'Ukraine, le 15 novembre 2013
Samir Nasri aux côtés de Didier Deschamps lors du match aller face à l'Ukraine, le 15 novembre 2013 Crédit : AFP/F.Fife
Julien Quelen
Julien Quelen
Journaliste RTL

Dimanche après-midi, Samir Nasri faisait les gros titres sportifs en France avec deux actualités distinctes. La première concernait le titre de Manchester City en Angleterre, auquel il a brillamment participé toute la saison.

Auteur de 7 buts et 7 passes décisives cette saison, le Français a ouvert le score face à West Ham et confirmé sa grande forme du moment qui amène à la seconde actualité. Malgré ses performances de haut-vol avec les Citizens, l'ancien marseillais ne faisait pas partie de la dernière liste deDidier Deschamps, et semble résolu à ne pas figurer dans celle à venir. 

Nasri ne croit plus au Mondial

Au sortir du match de dimanche et du titre de champion d'Angleterre, le "Petit Prince de Marseille" s'est montré pessimiste quant à sa participation à la Coupe du monde.

"Pas besoin de spéculer, je pense que les jeux sont faits, c'est comme ça. Je respecte [le] choix [de Didier Deschamps]. Je partirai en vacances et je regarderai la Coupe du monde à la télé. Je pense qu'il n'a pas grand chose à me reprocher. J'ai fait un mauvais match en Ukraine, comme mes coéquipiers. Le reste, ce sont des faux semblants, des fausses excuses."

Samir Nasri n'est pas un fauteur de troubles

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Les problèmes comportementaux qu'on lui prête ne trouvent écho qu'en équipe de France. En club, depuis que sa notoriété s'étend au delà des frontières françaises, personne n'a jamais eu à se plaindre de son implication ou de sa relation avec ses coéquipiers.

Après le geste et le propos vulgaire de Nasri à l'attention d'un journaliste après son but face à l'Angleterre lors de l'Euro 2012, Arsène Wenger, qui fut son entraîneur de 2008 à 2011, le soulignait en insistant sur le bon fond du natif marseillais : "Nasri est un garçon intelligent et il va se rectifier. Ce n'est pas un fauteur de troubles".

Une nonchalence qui déplaît

Un avis qui n'est pas partagé par tous les observateurs, qu'il a à plusieurs reprises agacés. Sans revenir sur les incidents avec Thierry Henry ou William Gallas qui lui ont construit une mauvaise réputation au sein du groupe France, son attitude globale avant la déroute du match aller en Ukraine, en novembre dernier, avait beaucoup déplu, à l'image de la réaction de Jean-Michel Larqué.

"Avant le match aller dans le couloir, Nasri éclate de rire. Tu parles d’une concentration. C’est incroyable. C’est terminé. Tu veux rigoler ? Au lieu de regarder la Coupe du monde, tu regarderas la chaîne Comédie et tu rigoleras", avait ainsi lancé l'ancien joueur de Saint-Étienne, excédé.

Sa communication pour le pardon n'a pas bien fonctionné

Le joueur aux 40 sélections sous le maillot bleu n'avait alors pas participé au match retour de la qualification pour le Mondial. Conscient de sa mauvaise image auprès du grand public, Nasri n'a cessé de faire campagne pour se faire pardonner l'épisode malheureux de l'Euro en Ukraine.

"À moi d'être performant, d'être bon, de montrer que dans la vie de groupe je ne suis pas un problème pour les joueurs. Il y a un groupe qui s'est construit, à moi de m'intégrer, de me faire tout petit et d'être bon sur le terrain", avait-il ainsi déclaré en août 2013 dans les colonnes du Parisien.

De l'eau a déjà coulé sous les ponts depuis l'été dernier et les actes ne semblent pas avoir accompagné la parole. Invité sur le plateau du Canal Football Club le 30 mars dernier, le meneur de jeu n'a pas vécu une interview de tout repos avec Pierre Ménès aux manettes.

Des joueurs de l'équipe de France ne voudraient plus de lui

Le polémiste de la chaine cryptée avait alors révélé qu'une délégation de joueurs de l'équipe de France avait dépêché le capitaine Hugo Lloris afin qu'il parle à Didier Deschamps et lui demande de mettre fin aux sélections de Nasri.

Sans démentir, le joueur de 26 ans avait alors feint de ne pas être au courant de l'histoire. Force est de constater que, depuis, il n'est pas revenu sous le maillot bleu, et tout semble indiquer qu'il n'y reviendra plus.

Ne pas le mettre dans les 30, ce serait scandaleux !

Pierre Ménès, au sujet de Samir Nasri
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Pour autant, Pierre Ménès plaide pour une sélection de Samir Nasri, considérant que les critères sportifs, qui le placent objectivement dans les 23, priment par dessus tout. "A priori il a une infime chance de faire le Mondial. Maintenant, ne pas le mettre dans les 30, vu le niveau des milieux offensifs français cette saison, ce serait scandaleux", avait-il ainsi déclaré.

Des propos dont la bienveillance n'ont pas échappé à Nasri, qui l'avait même amicalement remercié sur son compte Twitter.

Comme quoi, le joueur de la génération 1987, presque autant adulée que critiquée, n'est pas fâché avec tous les journalistes. Et avec les joueurs de l'équipe de France ? Premier élément de réponse mardi soir (20h), avec la liste de 30 joueurs que dévoilera Didier Deschamps.

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