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Vendée Globe : "Le bateau s'est cassé en deux", détaille Kevin Escoffier sur RTL

INVITÉ RTL - Après avoir passé la nuit dans son radeau de survie, le skipper de 40 ans a pu monter sur le bateau de Jean Le Cam. Il raconte ces heures "un peu sport".

Christelle Rebiere L'invité de RTL Midi Christelle Rebière
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Vendée Globe : "Le bateau s'est cassé en deux", détaille Kevin Escoffier sur RTL Crédit Image : Loic VENANCE / AFP | Crédit Média : Christelle Rebière | Durée : | Date : La page de l'émission
fred veille
Frédéric Veille édité par Gregory Fortune

Kevin Escoffier va "beaucoup mieux après les 24 heures qui se sont écoulées qui étaient un peu plus sport". Pour sa première participation au Vendée Globe, le skipper de "PRB" n'a pas forcément eu la peur de sa vie parce que "quand on est dans l'action, je ne sais pas si on a vraiment le temps d'avoir peur". Mais il a sans aucun doute passé une nuit en enfer, avec des creux de 5 m sur un radeau de survie, avant d'être secouru par Jean Le Cam.

"J'ai juste été sidéré par la vitesse à laquelle ça s'est passé, raconte le marin de 40 ans. On est habitué à avoir des soucis, ça nous arrive en bateau d'avoir des voies d'eau. Là ce n'était pas une voie d'eau : le bateau s'est cassé en deux et s'est plié à 90° dans une vague et l'eau est rentrée. Vous imaginez ?". 

"J'ai juste eu le temps d'enfiler ma TPS (thermal protective suit, une combinaison de "manœuvres"), d'envoyer un texto à mon équipe à terre, de récupérer ce que j'ai pu, c'est-à-dire pratiquement rien, un peu de nourriture, détaille-t-il. J'ai essayé de mettre le radeau en lieu sûr, je suis parti à l'eau avec le radeau et je suis monté dedans". 

Heureusement que Jean m'a trouvé avant la nuit

Kevin Escoffier
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"Après, heureusement que Jean (Le Cam, ndlr) m'a trouvé avant la nuit. Ça, ça m'a rassuré, et après on a réussi à se retrouver en fin de nuit et on a réussi à faire un transbordement qui a été tout aussi sportif et où on a eu les bons réflexes", après de nombreuses contrariétés toutefois.

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"La première fois où je vois Jean, il y avait beaucoup de vent et encore plus de mer, juste après mon naufrage, poursuit Kevin Escoffier. Là, c'était immaîtrisable. On s'est tous les deux fait signe qu'on temporisait. J'ai passé la nuit dans le radeau, je me suis bien fait secouer avec les vagues qui venaient déferler sur le radeau. Je ne vous fais pas un dessin. Et en fin de nuit, Jean m'a vu et je lui dis on y va maintenant".

"Je suis resté un petit moment allongé sur le pont parce que j'étais un petit peu fatigué par ma nuit et par l'effort pour rapprocher le radeau du bateau, complète le natif de Saint-Malo. Et puis après on est tombé dans les bras l'un de l'autre. Jean m'a dit  : 'Oh punaise, t'es à bord, t'es à bord'. Je lui ai dit  : 'Désolé de gâcher ta course'. Mais l'histoire se termine bien".

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