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Vendée Globe 2020 : Kevin Escoffier, digne héritier de "PRB"

PORTRAIT - Le skipper malouin va tenter d’honorer son sponsor qui, avec deux victoires sur le Vendée Globe, est le partenaire le plus titré de l’histoire de la course.

Kevin Escoffier
Kevin Escoffier Crédit : Yann Riou
fred veille
Frédéric Veille édité par Gregory Fortune

Dans la famille Escoffier, je demande le fils. Pas facile de s’y retrouver dans cette dynastie de marins qui vogue sur les océans depuis des décennies. Kevin, c’est le fils de Franck-Yves, triple vainqueur de la Transat Jacques-Vabre et triple vainqueur de la Route du Rhum. C’est aussi le neveu de Bob, ancien grand skipper professionnel. C’est enfin le cousin de Servane, fille de Bob, 2e de la Route du Rhum 2006, mariée à Louis Burton, l’un des 33 concurrents de ce Vendée Globe

Mais Kevin Escoffier n’a pas que les références familiales à afficher sur son CV. À 40 ans, son palmarès sur mer parle pour lui. Vainqueur, entre autres, de la Transat Jacques-Vabre 2005, du Trophée Jules Verne 2012 et de la Volvo Ocean Race en 2018, il a logiquement été adoubé par Vincent Riou, l’un de ses maîtres, pour être le skipper qui va porter les couleurs de l’entreprise vendéenne "PRB" sur cette 9e édition du Vendée Globe. 

"PRB" et le Vendée Globe, c’est plus qu’une histoire de passion. Depuis 1992, l’entreprise n’a jamais raté un départ du tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Cela a commencé avec Jean-Yves Hasselin, s’est poursuivi avec Isabelle Autissier, puis est venue l’apothéose avec deux victoires, celles de Michel Desjoyeaux en 2001 et de Vincent Riou en 2005. 

Le monocoque conçu pour le Vendée Globe 2012-2013

Kévin Escoffier va donc succéder à Vincent Riou, skipper "PRB" des quatre dernières éditions et c’est sur le monocoque conçu pour le Vendée Globe 2012-2013 qu’il va s’élancer le dimanche 8 novembre prochain. Ce bateau s’est illustré en remportant par deux fois la Transat Jacques-Vabre, en 2013 et 2015, et plus récemment en terminant 4e de la dernière Route du Rhum. 

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"Pour mon premier Vendée Globe, l’objectif premier c’est de finir, annonce Kevin Escoffier. Mon bateau est moins rapide que ceux de la dernière génération. Mais depuis l’ajout des foils en 2018, il me permet d’atteindre les 30 nœuds. Et puis il est très polyvalent, ce qui sera essentiel pour s’adapter aux variations de la météo".

Quand il y a un objectif, je fais tout pour l’atteindre

Kevin Escoffier
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Percuté par un Objet flottant non identifié (Ofni) fin septembre au large des côtes bretonnes, "PRB" n’a heureusement pas subi de gros dégâts et a surtout prouvé sa fiabilité après un choc brutal à pleine vitesse. Un point rassurant pour le skipper à la tête dure, formé à l’école du rugby, préparé physiquement et mentalement par Alexis Landais, ancien judoka de l’équipe de France.

"Je suis quelqu’un de très persévérant, poursuit, Kevin Escoffier. Je ne me considère pas comme quelqu’un de talentueux, mais je travaille dur pour y arriver. Quand il y a un objectif, je fais tout pour l’atteindre". Tout en restant humble face au défi qui l’attend, l’enthousiaste Malouin va donc perpétuer la tradition de l’entreprise vendéenne, au départ de son huitième Vendée Globe, avec l’espoir secret de le boucler à la même place que ses illustres prédécesseurs...

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