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Traversée de l’Atlantique à la rame : Guirec Soudée a donné signe de vie

Pris dans une forte tempête qui a détruit ses moyens de communications électroniques, le jeune navigateur breton a pu joindre un cargo après deux jours sans donner de nouvelles.

Guirec Soudée juste avant la tempête
Guirec Soudée juste avant la tempête
Crédit : Guirec Soudée
Frédéric Veille - édité par Gregory Fortune

"Nous avons enfin eu un signe de vie de cette nuit à 1h". Alice Claeyssens, en charge de la communication de la tentative de traversée de l’Atlantique Nord à la rame de Guirec Soudée, était soulagée, mercredi 7 juillet.

Parti le 15 juin dernier de Cap Cod dans le Massachusetts, le marin de 29 ans a d’abord connu de forts courants qui l’ont poussé vers le Canada avant d’essuyer, épuisé, une forte tempête avec des vents à plus de 50 nœuds et des creux de 6 mètres, à 300 miles sud-est d'Halifax, en Nouvelle-Écosse.

"Il n’a jamais déclenché sa balise mais on se doute bien qu’il a dû se retourner plusieurs fois et casser ses antennes qui lui permettent de communiquer, explique Maurice Uguen son routeur, qui fut également le routeur de Gérard d'Aboville en 1980. Par contre, comme le bateau est insubmersible, il a dû attendre à l’intérieur que la tempête cesse".

Il a de l’eau de mer qui coule dans ses veines

Maurice Uguen, routeur de Guirec Soudée

Ce sont les autorités françaises et américaines qui ont demandé à un cargo de se rendre sur zone. Ce dernier a pu, via VHF, communiquer avec Guirec. C'est ensuite le capitaine du chimiquier Sunny Bay qui a transmis le message "de faire savoir qu'il se porte bien à bord. Il a perdu tout moyen de communication électronique et contactera chaque semaine via les navires qu'il croise en chemin. Il devrait arriver en France en septembre".

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Techniquement, il va lui falloir récolter les prévisions météo au petit bonheur la chance quand il croisera des bateaux sur sa route. C’est à cette occasion que ses proches et son routeur auront un signe sur son état et sa position.
 
"De toute façon, Guirec est un grand marin, conclut Maurice Uguen. Il a de l’eau de mer qui coule dans ses veines. Il va donc poursuivre sa route à l’ancienne avec un compas, une boussole et un thermomètre pour prendre la température de l’eau de mer et ainsi savoir où il se situe dans le Gulf Stream".

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