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Tour du mont Blanc : réservation obligatoire, bivouac interdit... Ce qui pourrait changer pour les randonneurs

Face à l'explosion de la fréquentation du tour du Mont-Blanc, les communes traversées veulent encadrer davantage ce trek emblématique avec réservation des hébergements, interdiction du bivouac sauvage et nouvelles règles d'accès.

Le Mont Blanc (illustration)

Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Les maires et les principaux acteurs de la montagne ont acté le principe d'une charte pour réguler l'accès au tour du mont Blanc en interdisant aux randonneurs le bivouac sauvage et en exigeant une réservation, comme pour l'ascension du toit de l'Europe occidentale. 

"Face aux excès, on montre que maintenant le côté open-bar c'est terminé ! On n'interdit pas mais on organise", explique lundi 21 septembre à l'AFP Jean-Marc Peillex, maire divers droite de Saint-Gervais et président de la Communauté de communes Pays du Mont-Blanc. 

Les communes de Vallorcine, Chamonix, les Houches, Saint-Gervais, les Contamines-Montjoie, Beaufort et Bourg Saint-Maurice, traversées en France par ce tour de 170 km et 10.000 mètres de dénivelé, ont acté quelques principes communs mi-septembre avec les gardiens de refuge, les gîtes/campings, les guides, les transporteurs et les services de l'État. Ces règles sont regroupées au sein d'un charte en cours de finalisation qu'ils espèrent signer d'ici la fin de l'année. 

"Le fréquentation a explosé depuis le Covid, 90.000 trekkeurs, soit près de 50% de plus, et qui a transformé ce trek agréable en un parcours surfréquenté aux conséquences négatives voire désastreuses sur les propriétés, l'environnement, la sécurité", soulignent-ils dans un communiqué publié lundi. 

"On veut redonner de la valeur à ce tour"

Ils souhaitent donc systématiser, sur la saison estivale, la réservation obligatoire des hébergements recensés, interdire le bivouac sauvage, garantir un confort minimal dans les aires de camping autorisées, interdire l'acheminement de valises au profit des seuls sacs de trek et valoriser les guides de montagne locaux. 

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Car les comportements problématiques ne manquent pas, selon Marc Peillex qui énumère : "les bouquetins qui viennent manger dans les mains des randonneurs", "ceux qui font leurs besoins dans les champs", qui "campent autour des refuges pour s'y abriter en cas de mauvais temps", ceux "qui font porter de refuge en refuge par taxi leurs grosses valises à roulettes pour leur tour d'Europe". Sans parler "des gens qui font croire qu'ils font le tour du mont Blanc alors qu'ils font en fait une grande partie en taxi". 

"On veut redonner de la valeur à ce tour" fréquenté par des randonneurs du monde entier, Français et Américains en tête, et que ce ne soit plus la "queue leu leu", ajoute-t-il. 

Depuis 2020, une régulation similaire est déjà en place pour l'ascension du mont Blanc, qui culmine désormais à 4.806 mètres, avec notamment une brigade blanche, menée par le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) qui contrôle les réservations en refuge des alpinistes. D'autres sites surfréquentés ont depuis pris des mesures similaires, comme le parc national des calanques, aux portes de Marseille, qui a mis en place un système de réservation en haute-saison pour sa calanque de Sugiton, victime d'érosion. 

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