2 min de lecture Jules Bianchi

Jules Bianchi : le combat continue, les questions demeurent

ÉCLAIRAGE - Un mois jour pour jour après son dramatique accident au Grand Prix du Japon, le pilote français est toujours hospitalisé dans un état critique à Yokkaichi, près de Suzuka.

Le Français Jules Bianchi en mars 2014
Le Français Jules Bianchi en mars 2014 Crédit : AFP/S.Khan
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La rédaction numérique de RTL

Depuis son terrible crash à Suzuka, peu de nouvelles ont filtré sur l'état de santé de Jules Bianchi. L'unique changement notable est une nuance apportée dans le dernier communiqué de la famille Bianchi via l'écurie Marussia, en date de jeudi dernier : l'état "critique mais stable" du lundi 6 octobre est devenu "critique mais stationnaire", terme plus médical.

La condition physique optimale du pilote français âgé de 25 ans favorise sa résistance à la "lésion axonale diffuse" (plus communément appelé traumatisme cérébral grave) dont il a été victime. Bien accompagné, un athlète de son niveau serait plus en mesure de rester plusieurs mois dans cette situation assimilable à un coma, sans évolution notable.  

Communication a minima

La stratégie de communication a minima décidée par la famille de Jules Bianchi et son agent Nicolas Todt n'a pas empêché son père, Philippe Bianchi, de faire part de son extrême inquiétude, confiant même que l'état de Jules était "désespéré". 

Si Bianchi n'a toujours pas quitté le Japon, c'est que l'état de cicatrisation de son cerveau empêche son transfert. Dans l'éventualité d'un retour en Europe d'ici quelques semaines ou mois, ce sera peut-être en Suisse, à Lausanne, dans l'établissement où Michael Schumacher a passé trois mois, cet été, avant de rentrer à son domicile.  

Des responsabilités complexes à établir

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Plus qu'un simple incident de course, Philippe Bianchi parle d'un "accident de la circulation". La monoplace de son fils, partie en glissade, a percuté l'arrière d'un engin de levage qui finissait d'évacuer la Sauber d'Adrian Sutil accidenté dans le même virage quelques tours plus tôt. A dix secondes près, elle aurait évité l'engin, mais en fauchant peut-être trois ou quatre commissaires de course. 

La Fédération internationale de l'automobile (FIA) a fourni (presque) tous les éléments en sa possession lors d'une conférence de presse tenue à Sotchi le 10 octobre, avant le Grand Prix de Russie. Son président, Jean Todt, a également demandé à une commission spéciale d'examiner le rapport du directeur de course, Charlie Whiting, et d'en tirer des propositions à formuler avant le prochain Conseil mondial de la FIA, fixé au 3 décembre.

Trois facteurs expliquant l'accident

L'accident de la circulation dont parle Philippe Bianchi implique des responsabilités partagées. 
Les premières observations dégagent trois facteurs expliquant l'accident. Compte tenu des conditions météorologiques dantesques, le pilote roulait vraisemblablement trop vite. Sous la pression de Marcus Ericson (Caterham), Jules Bianchi luttait pour protéger sa 17ème place. 

Par ailleurs, montés au 20ème tour, les pneus intermédiaires de Bianchi étaient trop usés à l'entame du 44ème, et d'autant moins efficaces que la pluie reprenait. Son écurie aurait dû lui signifier plus tôt la nécessité d'effectuer un arrêt au stand afin de chausser les pneus "full wet", plus adaptés aux conditions extrêmes du moment. 

Enfin, l'accident d'Adrian Sutil, survenu quelques minutes auparavant, aurait dû provoquer la neutralisation de la course. Malgré le régime des doubles drapeaux jaunes en vigueur après la sortie de Sutil, les conditions météo exceptionnelles (typhon en approche et visibilité en baisse) rendaient la course trop dangereuse. Face à ces reproches, Charlie Whiting s'est défendu en précisant qu'il n'avait fait qu'appliquer la "procédure normale".

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