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Euro de hand 2026 : blessure, ogre danois... Pourquoi un doublé de l'équipe de France, tenante du titre, serait une performance XXL

Sacrés sur la scène continentale en 2024 avant de connaître une grosse désillusion aux JO, les Bleus devront sortir le grand jeu lors de l'édition 2026 disputée en Scandinavie pour conserver le trophée. Cela passe par une belle entrée en matière jeudi 15 janvier contre les Tchèques.

Le handballeur français Ludovic Fabregas lors du quart de finale du Mondial contre l'Égypte, le 28 janvier 2025 à Zagreb.

Crédit : Anne-Christine POUJOULAT / AFP

AFP & Gabriel Joly

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Tenante du titre, l'équipe de France de handball remet sa couronne en jeu jeudi 15 janvier à l'Euro, où le chemin vers un nouveau trône s'annonce encore plus périlleux. Qu'elles semblent loin ces images de 2024, d'un quatrième sacre continental à Cologne face au meilleur ennemi danois et celles un peu plus tôt d'une demi-finale devant la Suède marquée par un geste aussi fou qu'héroïque d'Elohim Prandi pour arracher la prolongation.

Avant leur entrée en lice à Oslo contre la République tchèque (18 heures), les Bleus ont connu leur lot de bouleversements. De la désillusion dans leurs Jeux olympiques à la médaille de bronze arrachée au Mondial 2025, en passant par la retraite internationale d'un bon nombre de piliers dont Nikola Karabatic.

Dernier pépin en date ce mardi, le forfait de Nedim Remili, touché au mollet gauche et qui laisse vacante une place de demi-centre.

Tour principal de tous les dangers

"C'est tout sauf anodin au regard de son expérience et son impact dans le jeu", a déclaré le sélectionneur Guillaume Gille, dont le groupe de 18 joueurs compte une moitié d'éléments présents lors de la finale il y a deux ans. Suffisant pour espérer aller chercher un deuxième titre d'affilée ? La France n'y est pour le moment jamais parvenue dans cette compétition que beaucoup s'accordent à qualifier comme la plus relevée au monde.

Elle le sera peut-être d'autant plus cette année. "Quand on dit ! 'à chaque match son lot de dangers', ce n'est pas une formule en l'air, assure Guillaume Gille, et quand on voit le déroulé et les possibles adversaires…"

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Car après une montée en puissance attendue devant les Tchèques et l'Ukraine samedi, les coéquipiers de Ludovic Fabregas auront tout intérêt à terminer le tour préliminaire en beauté contre la Norvège à domicile. Le tout pour aborder avec un maximum de points le tour principal où elle pourrait croiser le Danemark, l'Allemagne, l'Espagne voire le Portugal dans un potentiel groupe de la mort.

Le Danemark plus que jamais favori

"A minima, on espère le carré final, assure cependant Elohim Prandi, même si ce qui nous anime, c'est de pouvoir réitérer ce qu'on a fait en 2024." "Entre les Jeux et le Mondial, cela a été une période de transition, les anciens nous ont laissé la place et il fallait qu'on s'affirme, poursuit pour l'AFP le défenseur Karl Konan. Cet Euro est le moment de montrer ce que l'on veut faire et ce dont on est capable."

Malgré l'ombre des JO et un Mondial marqué par un fiasco en première période contre la Croatie, qui a précipité leur chute en demi-finale, les Bleus font toujours figure de candidat à leur propre succession. Mais "le niveau mondial s'est resserré, poursuit Guillaume Gille. Il y a huit équipes potentielles, voire un peu plus, qui peuvent prétendre au dernier carré, cela nous donne un peu les ingrédients de ce qu'on s'apprête à vivre."

"Depuis quelques années, il y a plusieurs nations qui ont passé un cap, comme le Portugal, voire les Îles Féroé", complète Karl Konan, qui s'attend "à une toute autre compétition que celle de 2024". Une chose est sûre, l'équipe de France ne sera pas surprise du niveau du Danemark, champion olympique et du monde en titre, qui court après un titre européen depuis 2012.

Emmenée par sa superstar Mathias Gidsel, la sélection scandinave est plus que jamais favorite à la victoire, qu'elle pourrait obtenir à domicile, à Herning. De quoi ajouter "du sel à la compétition", souligne Guillaume Gille. Cela fait partie "du challenge", assure Elohim Prandi. "Cela pourrait être assez fort, de 'mettre une clim' face au pays-hôte, dans le pays-hôte." Mais le Parisien en est conscient : "On n'y est pas encore, je ne me projette pas aussi loin".

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