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Journée contre les violences faites aux femmes : pourquoi se déroule-t-elle le 25 novembre ?

ÉCLAIRAGE - La date du massacre de trois sœurs dominicaines, le 25 novembre, marque la journée internationale de l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Une manifestation contre les féminicides a eu lieu à Paris, le samedi 6 juillet 2019
Une manifestation contre les féminicides a eu lieu à Paris, le samedi 6 juillet 2019 Crédit : Martin BUREAU / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
et Arièle Bonte

Ce lundi 25 novembre marque la journée internationale de l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Cette année, cette date marque également la fin du Grenelle des violences conjugales qui s'est ouvert le 3 septembre dernier, et le gouvernement doit prendre la parole dans la journée pour annoncer les mesures retenues après trois mois de concertations sur le sujet.

Au niveau international, la date du 25 novembre renvoie depuis 1990 à l'histoire des sœurs Mirabal : Patria, Minerva et María Teresa, trois sœurs qui ont combattu la dictature du président Rafael Trujillo en République Dominicaine.

Les sœurs Mirabal se faisaient appeler "Mariposas", "papillons" en espagnol. "Tout commence quand le dictateur tente d'approcher l'aînée, Minerva, qui le repousse invariablement", raconte Le Huffington Post.

Emprisonnées, battues et violées

Étudiante en droit à l'université, Minerva se révolte peu à peu contre cette dictature et se rapproche des communistes. "Résultat, face aux refus de la jeune femme, son père est emprisonné et torturé. Minerva suivra le même chemin", poursuit le site. Tout au long de leurs vies, ces trois femmes n'auront eu de cesse de lutter pour les droits des femmes.

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"Mariées à des opposants, Minerva et María Teresa furent à plusieurs reprises emprisonnées, battues et violées. En mai 1960, elles sont condamnées à trois ans de prison pour atteinte à la sécurité de l’État mais sont libérées trois mois plus tard par une grâce présidentielle", raconte Libération.

Le 25 novembre, elles rendent visite à leurs époux retenus en prisons et seront arrêtées sur une route de campagne. Elles seront alors massacrées à la machette.

Leur meurtre aurait été commandité par le dictateur et exécuté par des militaires. Depuis, les trois sœurs sont devenues des symboles dans leur pays. Comme le souligne le Huff Post, le billet de 200 pesos porte leur visage, symbole de leur combat et de la richesse d'exister qu'elles ont apporté aux femmes de leur pays. 

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