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Non, cette étude ne prouve pas que le couvre-feu à 18h accélèrerait l'épidémie

FACT CHECKING - L'étude d'une biostatisticienne au CHU de Toulouse a été brandie par des élus RN comme la preuve de la dangerosité de la mesure. Encore fallait-il la lire jusqu'au bout.

Le Capitole de Toulouse
Le Capitole de Toulouse
Crédit : REMY GABALDA / AFP
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Jean-Mathieu Pernin
Journaliste

Le couvre-feu à 18h accélèrerait l'épidémie ? C'est la rumeur que l'on voit circuler sur Internet avec, preuve à l'appui, une étude du CHU de Toulouse. Cette étude a été reprise par des élus du Rassemblement national, Jordan Bardella ou Louis Aliot par exemple, pour contester la mesure gouvernementale. 

Mais alors, que dit cette étude ? Elle a été réalisée par Chloé Dimeglio, biostatisticienne au CHU de Toulouse. Après avoir analysé l'impact des fêtes de fin d'année sur la métropole toulousaine - une hausse modérée - la chercheuse a appliqué un modèle mathématique puis le même pour la suite de ce début d'année. Selon nos confrères de la Dépêche du Midi, elle est arrivée aux résultats suivants : le cap des 10% de cas positifs attendus début février a été atteint plus tôt que prévu entre le 20 et le 24 janvier, soit moins de 10 jours après la mise en place du couvre-feu à 18h. En cause ? Ce serait les rassemblement de personnes pressés de rentrer ou en train de faire leurs courses au même moment en fin d'après-midi. Mais l'étude va bien plus loin, encore faut-il la lire jusqu'au bout. 

L'autrice de cette étude demande à ce que l'on interprète pas mal ses propos. Interrogée par l'AFP, elle explique qu'il ne s'agit-là que d'une hypothèse en précisant que les liens statistiques ne veulent pas dire lien de causalité. Les résultats statistiques se manipulent avec du doigté. Cette hypothèse ne concernerait, d'abord, que l'air urbaine de Toulouse et seul un lien statistique est observé entre la mise en place du couvre-feu à 18h et l'augmentation plus rapide des cas positif. De plus, il y a une question : pourquoi cela aurait accéléré les choses à Toulouse et dans un moindre cas à Bordeaux qui connaît le même régime ? Il faudra attendre de nouvelles études complémentaires et sur d'autres territoires pour tirer des conclusions plus certaines sur l'efficacité ou la dangerosité de ce couvre-feu à 18h.

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