3 min de lecture Portrait

Véronique Sanson : "Je ne regrette pas d'avoir quitté Michel Berger"

Aujourd'hui dans "Confidentiel", Jean-Alphonse Richard vous raconte la vie, la carrière d'une grande artiste de la chanson française : Véronique Sanson.

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Confidentiel Véronique Sanson Crédit Image : AFP / Archives, Jean-Loup Gautreau (Mis en ondes par Grégory Caranoni) | Crédit Média : Jean-Alphonse Richard | Durée : | Date : La page de l'émission
Jean-Alphonse Richard
Jean-Alphonse Richard et Justine Vignaux

Véronique Sanson a passé sa vie à s'évader. Elle est mille fois partie mais comme tous les grands voyageurs, elle est toujours revenue à son point de départ. Dans les pas de cette enfance qui n'aura jamais cessé de nourrir ses rêves.

C'est dans le 16eme arrondissement, les beaux quartiers de Paris qu'elle a grandi. Véronique, petite blonde fluette, deux ans de moins que sa sœur Violaine.

Les Sanson sont de grands bourgeois. Le père René, avocat, et son épouse Colette sont des héros de la Résistance. Ils se sont connus au sein du réseau de réfractaires du musée de L'Homme. "Pas des héros de 1944 et demi", a toujours rappelé Véronique Sanson, "des héros de la première heure". Colette excellait dans le maniement des explosifs, le sabotage des trains et des bateaux. René, lui,  était un as du chiffrage et des messages secrets.

Comme tous les parents, ils espèrent pour leurs deux filles une trajectoire rectiligne, des études parfaites et une réussite professionnelle éclatante.

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Surtout René Sanson. Pas vraiment du genre à transiger avec les principes. 
Un homme qui peut même se laisser gagner par des accès de violence. Comme ces gifles qu'il distribue quand Véronique et Violaine écorchent au piano une sonate de Bach. Quand les devoirs ne sont pas faits ou qu'elles se tiennent mal à table.

Les filles Sanson ne lui en tiendront jamais rigueur. Elles, qui auraient pu garder un goût amer de ces années-là, continueront de vouer une admiration éternelle à cette écrasante figure paternelle.

Même si Véronique vit pourtant cahin-caha cette intransigeance. Une période d'anorexie. Une méningite aiguë qui la plonge cinq jours d'affilée dans le coma et lui laissera en héritage des trous de mémoire. L'école buissonnière des semaines durant. La pension, à quinze ans, très loin de Paris, en Angleterre, pour la remettre dans le droit chemin des études. 

Mais où Véronique Sanson, pour la première fois, craque et disparaît. Première fugue qui plonge dans l'inquiétude toute la famille. Un avis de recherche international est lancé. Interpol retrouvera la petite Française en Ecosse et la rapatriera à Paris.

Curieux mélange de rigidité et de bohème que cette famille Sanson.

D'un côté, une vie réglée comme du papier à musique : déjeuners-dîners à heures fixe, exercices physiques, weekends chez une grand mère à Samois-sur-Seine et vacances d'été en Espagne.
"Mon père et moi nous étions vraiment très semblables", raconte Véronique, "chez nous, on s'appelait les extrêmes et les moyens: Maman et Violaine étaient les moyens, Papa et moi les extrêmes".

De l'autre, la place aux idées larges. Un peu de droit pour Violaine, un peu de philo pour Véronique. Les parents Sanson comprennent très vite que leurs filles ne fréquenteront jamais les bancs des grandes écoles de la République.

Surtout Véronique, la cadette, c'est la plus imprévisible et sa fugue en Angleterre est encore dans tous les esprits.
Par hasard et par chance, il y a la musique. Ce piano qui trône dans le salon. Cet appartement  confortable qui vit aux notes de Chopin et de Debussy. 
Les parents ont toujours encouragé les filles à faire courir leurs doigts sur ce clavier. Et puis il y a aussi ces disques ramenés par René Sanson du Pérou, d'Afrique du Sud, des Etats Unis. C'est la fin des sixties, le rock, la pop, les Rolling Stones, les Bee Gees et Scott McKenzie envahissent les radios.

Véronique Sanson n'a pas tout à fait 18 ans mais elle sait, confusément, que ce monde est le sien. Avec sa sœur Violaine et un ami d'enfance, François Bernheim, elle a monté un petit groupe. Le nom, Les Roche Martin, a été déniché au hasard dans l'annuaire téléphonique. 
Quelques chansons yéyé, surfant vaguement sur le style Françoise Hardy, le succès reste pour le moment familial. Réservé au salon où René et Colette Sanson reçoivent leurs amis.

Mais pas n'importe lesquels. Ce jour-là, René Sanson est bien décidé à donner un coup de pouce au destin. Et à aider, sans rien, dire ses filles. Véronique lui a dit qu'elle voulait faire de la musique. Il lui a tout de suite répondu : "Fais de la musique, mais sois la première".
René Sanson a donc demandé à l'une de ses relations, le président de Pathé Marconi, de passer prendre prendre un verre...

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