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Netflix : la France veut imposer des quotas de productions françaises

Alors que le patron de Netflix est de passage à Paris ce vendredi 17 janvier, le ministre de la Culture envisage d'imposer à la plateforme des quotas pour protéger la production française.

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Netflix : la France veut imposer des quotas de productions françaises Crédit Image : JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Martial You édité par Sarah Belien

Le patron de Netflix, Reed Hastings est à Paris ce vendredi 17 janvier alors que la France veut lui imposer des quotas de productions françaises. Au moins 25% du chiffre d'affaires de la plateforme en France finance des séries françaises ou européennes.

C'est un moyen de protéger nos producteurs de séries tricolores dont on salue le talent mais qui pourraient vite être étouffés par les rouleaux compresseurs américains comme Amazon Prime Vidéo, Disney+, Apple qui arrivent avec leurs catalogues.
 
Le ministre de la Culture Franck Riester assure qu'il fera fermer la plateforme en France. Or, il n'en n'a pas les moyens, car Netflix, c'est 1 français sur 10 qui y est abonné, soit 6,7 millions de personnes. Mais, il reste une brèche pour le ministre.

Netflix se retrouve sur un marché européen qui est aussi son relais de croissance mais il fait face à une concurrence féroce entre géants américains qui s'annonce : Amazon, Apple, Disney notamment. Donc Netflix va devoir produire du contenu exclusif et attirer les meilleurs talents européens chez lui. Ça devrait inciter la plateforme à produire localement.

24 séries françaises en 5 ans

Pour l'instant, Netflix n'est pas tellement productive en France. La plateforme est disponible sur le territoire depuis 2014 et a produit 24 séries françaises en 5 ans. On se souvient notamment de Marseille avec Magimel et Depardieu. Mais la plateforme annonce 20 séries françaises dans les tuyaux en 2020 dont un remake d'Arsène Lupin avec Omar Sy par exemple.

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Et plus globalement, Netflix se rend compte aussi qu'il peut faire fructifier des séries locales pour en faire des succès commerciaux mondiaux quand on y met des moyens. Il a quelques beaux succès à son actif : la série anglaise Black Mirror, la série espagnole Casa de Papel et plus récemment Le Bazar de la Charité qui a été produite en partenariat avec TF1.

Vers une augmentation des budgets de production

Il n'y a pas forcément de risques pour les chaînes de télévision car ce qui se dessine, c'est un ménage à 3 et ainsi une augmentation des budgets de production. Actuellement, un épisode pour un téléfilm français destiné à une des grandes chaînes (TF1, France Télé ou M6), cela coûte environ 600.000 euros.

Chaque épisode du Bazar de la Charité, produit par TF1 et Netflix, valent 3 fois ce prix. L'arrivée des plateformes de diffusion de séries devrait injecter 500 millions d'euros en plus par an dans le secteur. À peu près le budget annuel de France Télévision dans la production. Cela va donc doper l'activité de nos producteurs français qui pourront diffuser d'abord la série sur une chaîne classique puis sur une plateforme.

Cela va aussi être une guerre des talents car tous les GAFA vont vouloir les meilleurs projets et seront prêts à y mettre le prix. À ce jeu-là, Canal+ devra être vigilant. La chaîne cryptée par abonnement a beaucoup investi dans des séries haut de gamme avec Versailles, Engrenages ou Le Bureau des Légendes

Canal+ va devoir se battre face à ces grands groupes, car la réalité du marché va être budgétaire désormais : les ménages vont-ils prendre plusieurs abonnements pour regarder des séries ou bien le marché va-t-il s'éparpiller façon puzzle ?

Le plus : Google vaut 1000 milliards en Bourse

Comme Amazon ou Microsoft. Les marchés financiers se réjouissent des perspectives d'achat de publicité sur le moteur de recherche à l'approche de la présidentielle américaine.

La note : 15/20 aux pubs anglais

C'est une institution. Depuis 10 ans, le nombre de pubs avait chuter de 25%. L'an dernier, on note une hausse de 0,8%. Et apparemment, les anglais vont maintenant au pub pour manger.

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