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Charlotte Casiraghi, invitée de RTL ce vendredi 30 janvier.
Crédit : RTL
Égérie de la maison Chanel, figure du Rocher, et fille de la princesse Caroline de Monaco, Charlotte Casiraghi a dit, ce vendredi 30 janvier au micro de RTL, avoir longtemps souffert d’une image figée. "Je crois que c’est le cas de beaucoup de personnes, on a le poids d’une histoire, d’une famille qui nous détermine".
Un besoin vital, selon elle, de s’affranchir d’un regard extérieur souvent réducteur. "On a tous envie d’exister pour ce qu’on est, d’avoir sa propre trajectoire. J’ai toujours senti un grand décalage entre ce qu’on pouvait percevoir de moi - une vie très privilégiée - et ce que je vivais intérieurement".
Si elle a reconnu sa chance, Charlotte Casiraghi a insisté sur l’importance de son parcours. Scolarisée dans une école publique en province, à l’initiative de sa mère, elle a exprimé avoir pris conscience des inégalités. "Quand on est confronté à la mixité sociale, on prend conscience d’une injustice sociale", a-t-elle expliqué. Des expériences ont façonné sa sensibilité et nourri sa réflexion philosophique. "Crier 'je ne suis pas celle que vous croyez', vivre des choses comme une rupture amoureuse, une quête spirituelle, ça fait partie de ce qu’on traverse tous".
Animatrice depuis dix ans des Rencontres philosophiques de Monaco, Charlotte Casiraghi a assumé un regard critique sur le monde qui l’entoure. "Il faut mettre tous les sujets sur la table, en philosophie il n’y a pas de tabou", a-t-elle affirmé, allant jusqu’à décerner au philosophe Frank Fischbach le prix de ces rencontres pour son livre Faire ensemble, reconstruction sociale et sortie du capitalisme, un anti-capitaliste. Le luxe, omniprésent dans sa vie, est un sujet ambivalent. "Parfois, ce luxe me pèse, oui. Ce qui ne veut pas dire que je n’y suis pas attachée".
Dans son livre La Fêlure publié le 29 janvier 2026, Charlotte Casiraghi a exploré ce qui traverse chaque existence. "On est tous fêlés, parce que dans toute vie il y a des circonstances personnelles, politiques, historiques", a-t-elle précisé. Interrogée sur le deuil de son père, elle a nuancé. "Ce n’est pas la fêlure, c’est une cassure dans la biographie. La fêlure, c’est plutôt la manière dont je réagis à un événement, selon ma sensibilité". L’écriture, commencée dès l’âge de 11 ans, lui est apparue comme un fil conducteur.
Maman de deux garçons, Charlotte Casiraghi a abordé sans détour les zones d’ombre de la maternité. "Je pense que beaucoup de mères ressentent une inquiétude face à ce bouleversement physique et psychique. Il y a beaucoup de honte autour de ça", a-t-elle confié, dénonçant "le mythe de l’amour maternel" et "la culpabilité" qu’il génère.
À la question d’être une "bonne mère", elle a répondu avec humilité. "J’espère être une mère suffisamment bonne. J’essaie de faire comme je peux avec ce que je suis. Il y a forcément de l’imperfection. Ce qui compte, c’est l’amour et l’affection".
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