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Pourquoi les tickets-restaurants n'auraient jamais existé sans le film "L'Aile ou la Cuisse"

PODCAST - Dans une minute, vous saurez pourquoi les tickets-restaurants n'auraient jamais existé sans le film "L’Aile ou la Cuisse" avec Coluche et Louis de Funès.

Louis de Funès photographié en 1974 (archive).
Louis de Funès photographié en 1974 (archive).
Crédit : AFP
LES ? DE L'INFO - Pourquoi les tickets resto n'auraient jamais existé sans "L'Aile ou la Cuisse"
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Florian Gazan - édité par Sylvain Zimmermann

Depuis le 1er octobre 2022, le plafond quotidien du ticket-restaurant est passé de 19 à 25 euros. On vous explique pourquoi les tickets-restaurants n’auraient jamais existé sans le film L'Aile ou la Cuisse, avec Coluche et Louis de Funès.

L'Aile ou la Cuisse, comédie de Claude Zidi sortie en 1976 dans laquelle Julien Guiomar joue Jacques Tricatel, industriel de l’agro-alimentaire qui produit de la malbouffe à la chaine. Tricatel a été plus qu’inspiré par un autre Jacques ayant lui existé : Jacques Borel.

C’est lui qui a inventé les restoroutes. Le premier, c’était sur l’A6 en 1969. Installé sur un pont enjambant l’autoroute du Sud, histoire de doubler les bénéfices puisque les voyageurs pouvaient venir des deux côtés. Et avant ça, en 1961, il avait créé le tout premier fast-food de France. Plus de 10 ans avant l’arrivée de McDonald's.

Le succès des tickets-restaurants

Et donc les tickets-restaurants, c’est lui aussi. On est en 1962, Jacques Borel tient un restaurant près des Champs-Élysées. Lors d’un voyage en Angleterre, il a découvert les "luncheon vouchers", des bons pour déjeuner. Alors il décide d’appliquer cette idée pour remplir son restaurant. Il crée des bons qu’il va vendre aux entreprises du quartier qui n’ont pas de cantine. En échange, le salarié peut déjeuner chez Jacques Borel.

Il appelle ça tickets-restaurants car ses bons, il les a fabriqués avec des vieux rouleaux de ticket de cinéma. En gros Top Gun devient Top Chef… Cela marche tout de suite. Et encore plus quand Jacques Borel réussit à convaincre le gouvernement d’exempter ses tickets de charges sociales et d’impôts. À partir de là, c’est une autoroute. Et donc un restoroute. Lieu stratégique car les étrangers qui descendent sur la Côte d’Azur s’y arrêtent et découvrent les tickets-restaurants.

"Napoléon du prêt-à-manger"

Voilà comment Jacques Borel va les exporter chez nos voisins belges, allemands, espagnols, italiens. Au point d’être surnommé le "Napoléon du prêt-à-manger". Aujourd’hui ces tickets-repas sont présents dans le monde entier, chez les Brésiliens, les Américains, les Chinois et évidemment les Tchèques.

Jacques Borel a 95 ans. Comme quoi la malbouffe finalement ça conserve. Ceci dit lui il peut en consommer sans souci : il a perdu l’odorat dans un accident de voiture.

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>> Ah Ouais ? Du lundi au vendredi, Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Des connaissances bien utiles ou totalement inutiles pour briller en société, des anecdotes absolument incroyables à partager, des histoires étonnantes à raconter. Et chaque fois, vous vous direz "Ah ouais ?". Un podcast RTL Originals.

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