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"The Gilded Age" (OCS) : que vaut ce nouveau "Downton Abbey" aux États-Unis ?

NOUS L'AVONS VUE - Des aristocrates, des costumes d'époque, des servants qui se pressent dans les couloirs ? Révolution ou déjà-vu ?

Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud

Des robes somptueuses qui virevoltent sous des chandeliers en cristal à l'étage. Et des serviteurs qui se démènent en toute discrétion en sous-sol. Vous connaissez ce cadre narratif par cœur. C'était la dynamique principale de la très populaire série historique Downton Abbey. La création du britannique Julian Fellowes qui nous plongeait dans les intrigues de la petite aristocratie anglaise du début du XXe siècle a été l'un des grands succès de ces dernières années. On compte déjà deux suites au cinéma. Une rareté dans le monde des productions télé. 

Mais le public semble en vouloir toujours plus. Il suffit de constater le succès d'une série comme La Chronique des Bridgerton ou Outlander. Même en France, les très beaux résultats du film Illusions perdues démontrent un attrait considérable du public pour les sagas historiques. Julien Fellowes a donc décidé de reproduire sa recette dans l'espoir de recréer une belle poule aux œufs d'or. Cette nouvelle série a été baptisée The Gilded Age. Une création du network très qualitatif HBO qui est diffusée en France sur la plateforme de streaming OCS depuis le 24 janvier 2022.

Préparez-vous (une nouvelle fois) à remonter le temps. The Gilded Age est une quasi copie conforme de Downton Abbey. La recette est similaire mais... la magie va-t-elle opérer de la même façon ? La série nous propulse dans le New York des années 1880, en plein âge d’or. Nous assistons à la guerre entre les anciens riches, héritiers d'une forme d'aristocratie importée du Vieux Continent, et les nouveaux riches qui triomphent grâce à l'industrie, aux marchés ou aux chemins de fer... Protocole, règles non dites, scandales... On retrouvera une bonne dose de drame, de jalousie et d'hystérie collective dissimulée dans une orgie de tenues et décors splendides. Il faut avouer que la reconstitution de l'époque et la guerre des castes frontale sont parmi les attraits principaux de The Gilded Age. Pour peu que vous aimiez les bijoux, les vieux meubles et les grandes robes de soirées, vous serez aux anges. 

Casting 5 étoiles

Viennent ensuite les actrices et les acteurs de cette série. Le premier épisode qui est particulièrement long vous bombardera de noms et de visages... au risque de vous noyer. Qui est le majordome de qui ? Le frère de la nièce de la voisine ? Il y a un peu de confusion et The Gilded Age met du temps à installer de vraies intrigues, à entrer dans la vie des personnages. Deux phares dans la nuit malgré tout : Cynthia Nixon (Sex and the City) et Christine Baranski (The Good Fight). Elles reprennent à deux (car il faut bien ça pour l'égaler) le rôle que jouait Maggie Smith dans Downton Abbey

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Elles sont les tantes conservatrices de l'héroïne. Cynthia Nixon (Ada Brook) est douce et accommodante mais Christine Baranski (Agnes van Rhijn) est intransigeante et terriblement vieux jeu (certainement le rôle le plus amusant à jouer). Malgré leurs talents respectifs, il faut bien reconnaître qu'elle n'approche pas ni en justesse, ni en force ou en charme la prestation de Maggie Smith lorsqu'elle incarnait Violet Crawley, l'implacable comtesse douairière de Grantham et ses punchlines savoureuses. 

Denée Benton et Louisa Jacobson
Denée Benton et Louisa Jacobson
Crédit : HBO

Un autre duo de femmes, plus jeune, propulse un peu l'intrigue : Denée Benton qui joue Peggy Scott, une jeune femme afro-américaine qui fait son trou dans l'aristocratie blanche new-yorkaise et se cache de son père pour des raisons mystérieuses. Et son amie, celle qui est certainement sur le papier l'héroïne de la série : Marian Brook, une belle et jeune blonde, célibataire, laissée sans le sou par son père et qui doit vivre chez ses deux tantes. Elle est incarnée par Louisa Jacobson qui n'est autre que la plus jeune fille d'une certaine Meryl Streep. Cette amitié qui s'affranchit des différences sociales et raciales est un bon moteur. 

Pâle copie ?

Il y a aussi les nouveaux riches, des voisins qui sont rejetés par le "vieux New York" mais qui essayent désespérément de s'intégrer en achetant et menaçant la bonne société sûre d'elle. Les deux hommes de bonne famille qui vivent un amour caché. Des jeunes femmes célibataires sont au cœur des attentions de la gent masculine de la ville. Des femmes bien installées rivalisent de sournoiseries pour se faire des crasses et mettre du piment dans leurs existences quelque peu ronflantes... 

On retrouve beaucoup de Downton Abbey dans The Gilded Age et les fans pourraient être refroidis par cette redondance. Contrairement à la série britannique, les serviteurs que l'on voit assez fréquemment n'impriment pas. On ne les considère pas encore, après 5 épisodes (que nous avons pu visionner) comme de vrais personnages centraux. À égalité avec leurs maîtres. Les séjours dans la cuisine sentent tout particulièrement le réchauffé. Les téléspectateurs qui ne sont pas familiers avec le style Fellowes découvriront le charme réel de sa mise en scène. On passe quand même un bon moment. Mais les autres (comme nous) ne cesseront de se dire que la version originale était nettement plus accrocheuse que cet ersatz un peu opportuniste made in USA...

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