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"Sex Education" : 4 bonnes raisons de regarder cette pépite de Netflix

ÉCLAIRAGE - La série britannique ravit les spectateurs et les spectatrices avec son discours libre, son humour so british et ses personnages très attachants.

Otis (Asa Butterfield) et sa mère Jean (Gillian Anderson) dans "Sex Education"
Otis (Asa Butterfield) et sa mère Jean (Gillian Anderson) dans "Sex Education" Crédit : Netflix
Maria Aït Ouariane et Arièle Bonte

Si vous n'avez pas encore découvert les aventures d'Otis (Asa Butterfield), Eric (Ncuti Gatwa), Maeve (Emma Mackey) et leurs compagnons dans Sex Education, ne perdez plus une minute. Sortie en 2019, la série britannique a dévoilé sa deuxième saison le 17 janvier 2020 sur Netflix.

Réalisée par Laurie Nunn, Sex Education est un petit ovni dans le genre des fictions pour adolescents (la série est réservée tout de même aux plus de 16 ans). Pas de corps de dieux grecs ou de drama rocambolesque, Sex Education aborde, sans cliché et avec beaucoup humour toutes les questions liées à la sexualité.

Otis (Asa Butterfield), 16 ans, est un ado vierge qui n'arrive pas à se masturber. Et pourtant il s'y connaît énormément. Sa (grande) culture ne vient sûrement pas des pornos, mais... de sa mère Jean (Gillian Anderson). Cette dernière est une sorte de "gourou du sexe". En d'autres termes : elle est sexo-thérapeute : elle reçoit dans la (très belle) maison familiale des personnes ou des couples ayant des problèmes avec leur sexualité. Alors qu'Otis aide un camarade de classe à dépasser son problème d'érection, Maeve (Emma Mackey), une ado au look grunge et un peu rebelle, lui propose d'ouvrir un cabinet de thérapie sexuelle clandestin, au sein du lycée. Objectif : aider ces ados en difficulté et se faire de l'argent.

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Sex Education : Saison 2 | Bande-annonce officielle VOSTFR | Netflix France

Accessible, drôle, légère... Sex Education est une série on ne peut plus british. Elle éduquera les ados... et les autres. On vous explique pourquoi. 

1. Un discours libre et décomplexant sur la sexualité

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Problème d'érection, premières relations sexuelles avec une personne du même sexe, dégoût de la fellation, anatomie féminine... Sex Education entre dans l'intimité de ses personnages (et donc de ses spectateurs et spectatrices) en prenant le parti d'un discours à la fois libre et décomplexant. La télévision britannique aidant, on ne s'embarrasse pas de pirouettes linguistiques pour parler d'actes sexuels et on montre, s'il le faut, des parties génitales en gros plan. 

Otis prêt à atteindre le 7e ciel dans "Sex Education"
Otis prêt à atteindre le 7e ciel dans "Sex Education" Crédit : Netflix

L'humour permet de relativiser les problèmes ou difficultés que rencontrent les personnages (ados comme adultes) et de comprendre que si la sexualité est un domaine sérieux, il faut aussi parfois savoir relâcher la pression à son sujet.

Dans la saison 2 sont abordés d'autres thèmes importants comme le consentement. Avant d'embrasser son ou sa partenaire, ou de la ou le toucher, le personnage lui demande sa permission. Il ou elle attend d'avoir une réponse claire avant de s’exécuter. 

2. Une vision LGBTQ+ du sexe

Sex Education représente différentes orientations sexuelles et les place sur un même pied d'égalité. En normalisant le discours autour de l'homosexualité par exemple, la série offre une vision plurielle du sexe et ne fait pas de l'hétérosexualité la "normalité", permettant ainsi à ces spectateurs et spectatrices LGBTQ+ de se reconnaître dans les sujets abordés dans chaque épisode.

Dans cette saison 2, la série parle dans un épisode du lavement anal et de l'utilisation d'une poire à lavement, avec l'arrivée d'un nouveau personnage, Rahim (Sami Outalbali). Sans vous spoiler, un autre découvrira qu'il est pansexuel, c'est-à-dire qu'il tombe amoureux d'une personne et non de son genre. Le tout dans une scène touchante, qui permet de comprendre ce que traverse le personnage, qui peut en discuter librement.

3. Comprendre que parler de sexe n'est pas honteux

Jean Thompson, la mère d'Otis jouée par l'incroyable Gillian Anderson, instaure malgré son grain de folie ce sentiment de confiance et de bienveillance lorsqu'il s'agit de parler de sexualité. Son fils incarne également cette écoute sans jugement dans ses "consultations" et permet à tous et à toutes de se livrer et de dépasser leurs peurs ou leurs blocages.

De quoi se questionner sur son propre rapport au sexe et sa façon d'envisager ses doutes ou questionnement concernant notre sexualité. Plus encore, Florence, une lycéenne vient un jour désespérée parler à Jean en lui expliquant qu'elle ne se sent pas "normale" car elle ne ressent aucune attirance sexuelle. Jean la rassure et lui explique qu'elle est assexuelle et qu'elle n'a aucune honte à avoir.

4. Un casting qui tend à se diversifier

Les femmes de plus de 50 ans sont largement invisibilisées dans le monde de la télévision et du cinéma. Gillian Anderson et sa resplendissante chevelure grise participent à la diversité du casting de Sex Education où certes, tous les personnages principaux sont blancs, mais les secondaires, comme Eric et Ola s'ouvrent à la diversité.

Une faiblesse qui a changé dans la saison 2 avec l'arrivée de Rahim, mais aussi Isaac (George Robinson), le nouveau voisin de Maeve et Viv (Chinenye Ezeudu), membre de l'équipe des Quizz Heads et tutrice de Jackson (Kedar Williams-Stirling).

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