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Michel Cymes : il ne faut pas confondre asexualité et abstinence

Même si le résultat est un peu le même, l'asexualité est différente de l'abstinence, qui relève d'un choix personnel.

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Michel Cymes : il ne faut pas confondre asexualité et abstinence Crédit Média : RTL | Date :
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Michel Cymes Journaliste

L’asexualité : "L", apostrophe, asexualité. Cela désigne celles et ceux qui ne ressentent pas le besoin d’avoir des relations sexuelles. A ne pas confondre avec les abstinents. Remarquez, à l’arrivée, le résultat est un peu le même : c’est plutôt soirée télé que soirée coquine.

Mais vous avez raison de faire le distingo. Parce que si les abstinents n’ont pas de relations sexuelles, c’est à la suite d’un choix personnel. Ça ne veut pas dire que l’envie ne les tiraille pas de temps à autre, mais ça veut dire qu’ils ont décidé d’être chastes. En revanche, les asexuels n’ont tout simplement pas envie de sexe. Ni même de masturbation. C’est un trait de leur personnalité. Ils n’ont pas de désir, point.

On ne sait pas précisément d'où vient l'asexualité. Ou du moins ce qui peut la favoriser. Il n’y a aucune réponse définitive à cette question. On imagine que c’est lié à la vie embryonnaire ou à la toute petite enfance. Ce peut être, aussi, une question d’hormones. Tout cela est envisageable mais rien n’est certain. L’asexualité est une identité comme une autre.
On peut être hétérosexuel, homosexuel, asexuel, c’est comme ça, ça ne se commande pas. 

Sous la bannière de l’asexualité, toutes sortes de profils

L’asexualité peut être révélatrice d’un rejet du sexe ou simplement d’une indifférence à son égard. Sous la bannière de l’asexualité, on trouve toutes sortes de profils. Il y a ceux qui se trouvent très heureux d’être comme ils sont et n’ont pas de discours particulier sur le sexe. Simplement, ça ne fait pas partie de leur vie.

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Et puis il y a ceux, plus vindicatifs, qui tiennent un discours négatif sur le sexe. Pour eux, le sexe, c’est mal, c’est moche, c’est sale. Bref, il lui reprochent mille choses et le rejette pour des raisons qui leur appartiennent et qui peuvent tirer leurs racines d’épisodes de vie très intimes ou d’un positionnement militant.

Ce n’est, j’insiste là-dessus, pas une pathologie. Et le plus dur, pour ces personnes, c’est parfois de devoir endurer l’incompréhension de leur entourage. On est là dans une différence qu’il faut faire accepter.

Une affaire étonnante

En puisant dans mes archives, je suis tombé sur une drôle d’affaire qui remonte à 2011. À l’époque, un certain Jean-Louis a dû payer 10.000 euros de dommages et intérêts à son épouse Monique qui l’accusait de ne pas lui avoir assez fait l’amour pendant les 21 ans qu’avait duré leur mariage ! Affaire sérieuse, qui s’est jouée devant le Tribunal d’Aix-en-Provence.

Je ne sais pas si on avait affaire à un abstinent (en tout cas avec sa femme) ou à un asexuel. Mais le fait est qu’il était marié et que le Code Civil est formel : "En plus du devoir d’assistance, de fidélité et de respect mutuel, les époux ont une obligation de communauté de vie impliquant des rapports sexuels suivis". Donc si vous êtes asexuels et que vous entendez vivre en couple, soyez sympas, prévenez l’autre avant de vous marier.

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