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INVITÉ RTL - Kad Merad dénonce le racisme qu'il a vécu : "J'ai subi le petit silence après le prénom"

À l'occasion de la sortie du film "Citoyen d'honneur", Kad Merad revient sur le racisme qu'il a pu vivre : "J'ai subi le petit silence après le prénom. Kaddour, ce n'est pas un prénom qu'on a l'habitude d'entendre, c'est une forme de racisme".

Kad Merad lors de la 74ème édition du festival du film de Venise en 2017
Kad Merad lors de la 74ème édition du festival du film de Venise en 2017
Crédit : Guillaume Collet/SipaPress
L'ÉMISSION - "Focus Dimanche" du 18 septembre 2022
00:46:05
Mohamed Bouhafsi - édité par La rédaction numérique de RTL

Dans le nouveau film de Kad Merad, Citoyen d'honneur, réalisé par Mohamed Hamidi, l'acteur franco-algérien se confie sur sa jeunesse, le racisme et la société française. "Le pitch n'est pas très compliqué, il est simple. C'est un futur prix Nobel de littérature d'origine algérienne qui n'est pas retourné dans son village natal depuis des années. Et parmi toutes les invitations qu'il reçoit, il reçoit une petite lettre de son village natal de Sidi Mimoun qui lui demande d'être citoyen d'honneur", explique Kad Merad, invité de Focus Dimanche sur RTL.

"Au départ, la lettre, il la jette. Il est dans une période un peu en dépression, il est un peu fatigué. Même son prix ne l'a pas rendu forcément très heureux. Il se dit pourquoi pas ? Et la comédie démarre", précise Kad Merad. Pour l'acteur, "il y a toujours un fond d'émotion et un fond de vérité chez Mohamed Hamidi, le réalisateur. Je trouve que le mélange est très bien." 

Le scénario du film résonne chez Kad Merad, "j'ai un papa d'origine algérienne et une maman berrichonne. Donc, je suis une sorte de trait d'union entre la France et l'Algérie. Il faut quand même savoir que je n'ai jamais vécu en Algérie. J'ai de la famille là-bas, bien sûr, la famille de mon père. Je me nourris souvent de mes racines et de mes origines. J'ai l'impression qu'elles me donnent une force invisible, indescriptible. Je ne sais pas pourquoi." 

Le combat contre le racisme "ne devrait jamais s'arrêter"

Et à savoir si Kad Merad aimerait retourner en Algérie - le film a été tourné au Maroc - l'acteur répond : "J'ai été invité par Emmanuel Macron (en Algérie) fin août et j'étais en tournage, je n'ai pas pu venir. J'y serais allé forcément parce que je me dis ça m'aurait permis de revenir un peu en Algérie d'une autre façon. C'est un peu le rêve de suivre un président dans son pays d'origine, je trouve."

À l'occasion de la sortie du film, Kad Merad revient sur le racisme qu'il a pu vivre : "J'ai subi le petit silence après le prénom. Kaddour, ce n'est pas un prénom qu'on a l'habitude d'entendre, c'est une forme de racisme. C'est difficile peut-être si je viens simplement avec mes papiers sans montrer ma tête pour avoir un appartement". Le combat contre le racisme "ne devrait jamais s'arrêter", lance-t-il. 

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