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"Doctor Strange" et "Sing Street" parmi les sorties cinéma de la semaine

Au cinéma cette semaine : "Doctor Strange" avec l'étonnant Benedict Cumberbatch, "Sing Street", "Tamara", "La fille du train" et la Palme d'or du Festival de Cannes, "Moi, Daniel Blake".

Doctor Strange, un héros que le public peut se préparer à revoir
Doctor Strange, un héros que le public peut se préparer à revoir
Crédit : capture d'écran YouTube
"Doctor Strange" et "Sing Street" parmi les sorties cinéma de la semaine
07:33
Anthony Martin & Ludovic Galtier

Avant de passer en revue les nouveautés, jetons un œil au box-office. Brice de Nice 3 a bien pris la vague : Jean Dujardin a attiré un million de spectateurs pour sa première semaine. Un très beau démarrage. Le podium est complété par Les Trolls (autour de 750.000 entrées) et Jack Reacher avec Tom Cruise (450.000 spectateurs). Signalons que Marion Cotillard dans Mal de pierres a attiré 250.000 personnes dans les salles, selon des chiffres communiqués par le site CBO.fr.

Parmi les films les plus attendus de la semaine, on retrouve la production américaine Doctor Strange de Scott Derrickson. On découvre un nouveau personnage de l'univers des Comics Marvel. Ce Doctor Strange, qui n'est ni le plus connu ni le plus attachant, est incarné par l'Anglais Benedict Cumberbak.

"Doctor Strange" : Ni le plus connu, ni le plus attachant des Marvel

Un ponte de la neurochirurgie perd l'usage de ses mains dans un effroyable accident de voiture. Il part au Népal pour s'en remettre à la médecine ancestrale, celle qui guérit le corps par l'esprit. Et là, il se fait piquer par une mystique qui le transforme en sorcier capable de bousculer le temps : le figer, revenir en arrière, l’accélérer. Le personnage de mentor vénéneux est formidablement joué par Tilda Swinton. Le casting est étonnant : Swinton et Cumberbatch ont fait leurs preuves dans un tout autre cinéma.

Il y a bien sûr de l'humour dans les Marvel. Benedict Cumberbatch, qui pourrait être un très bon James Bond, parvient à décrisper un scénario bavard et poussif dans lequel on peut se perdre. Mais Doctor Strange reste un bon divertissement : les effet spéciaux géométriques sont étourdissants, dans la lignée d'Inception, et l'acteur Mads Mikkelsen est parfait dans le rôle du méchant.

"Sing Street" : un film drôle, rythmé, émouvant

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Parmi les autres sorties du jour, il y a aussi deux films sur la vie adolescente au lycée. Le nom du premier est Sing Street de l'Irlandais John Carney. Dans l'Irlande des années 1980 frappée par la crise, Conor, 15 ans, étouffe entre ses parents en plein divorce et un changement de lycée. Pour emballer la plus belle fille du quartier, il dégaine l'arme ultime : devenir, contre toute attente, le leader d'un groupe rock, les Sing Street. On a adoré. C'est drôle, rythmé, émouvant, un portrait magnifique de ce môme. On est happé par le jeu du jeune comédien Ferdia Wash-Peelo, qui est incroyable.

C'est une superbe histoire d'amour chez les ados qui nous replonge dans l'âge des possibles... Et puis c'est une déclaration enflammée à la musique, avec une bande-son jubilatoire : Duran Duran, A-Ha, Joe Jackson, MötorHead, et des compositions originales du groupe Sing Street, taillées pour les lecteurs K7 de l'époque. Le groupe "Sing Street", qu'on voit émerger dans le film, aurait pu être un vrai groupe irlandais des années 80. Le chanteur Bono a d'ailleurs fait une pub d'enfer au film en disant "U2 n'était pas aussi bon que les gamins de Sing Street."

Rayane Bensetti, le beau gosse de "Tamara"

Un film français met aussi en scène des ados au lycée, c'est Tamara, réalisé par Alexandre Castagnetti. C'est un film pour les ados. L'histoire est adaptée de la bande dessinée Tamara. Une jeune fille complexée par ses rondeurs, interprétée par Héloïse Martin, rentre au lycée et se lance un défi : draguer le prochain garçon qui entre dans la salle de classe. Et paf, c'est le plus beau mec, un dieu du stade, joué par le populaire Rayane Bensetti (un des gagnants de Danse avec les Stars)... Ça ne nous a pas fait rêver, ça manque de subtilité et d'originalité, nous avons eu du mal avec les acteurs : à l'exception de Sylvie Testud, qui campe le rôle de la mère de Tamara. Une mère poule et parano. 

"La Fille du train" manque de souffle

Tout autre chose pour les amateurs de thriller psychologique : La fille du train de Tate Taylor. Nous sommes un peu restés à quai face à l'histoire de cette femme alcoolique et obsédée propulsée au cœur d'un fait divers après avoir vu quelque chose depuis la fenêtre du train de banlieue qu'elle prend chaque jour. Ça manque de souffle, ça ne décolle pas. Si dans le même univers, vous avez apprécié le très réussi Gone Girl de David Fincher, n'allez pas voir celui-là. Mention spéciale toutefois pour l'actrice Emilie Blunt. Elle est la fille du train, et elle sauve le film.

"Moi, Daniel Blake", un film "kafkaïen"

Ce mercredi 26 octobre arrive en salles la dernière Palme d'or du Festival de Cannes : Moi, Daniel Blake. Nouveau cri de rage signé Ken Loach contre les agences de recherche d'emploi. Ça nous a serré la gorge, il y a des moments où on rit aussi. Nous nous sommes laissés embarquer dans la dégringolade de Daniel Blake, un menuisier anglais contraint par son médecin d'arrêter de travailler après une crise cardiaque et broyé par les aberrations administratives. Vous voyez le parcours, c'est kafkaïen, d'une réalité cruelle, le comédien Dave Johns qui joue Daniel Blake est magistral. C'est un très bon Ken Loach.

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