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Cendrillon sort de son carcan de demoiselle en détresse

Dans la nouvelle version filmée de "Cendrillon", Kenneth Branagh a souhaité dépeindre une héroïne indépendante qui n'attend plus son prince charmant.

Lily James et Cate Blanchett dans "Cendrillon" en salles le 25 mars
Lily James et Cate Blanchett dans "Cendrillon" en salles le 25 mars
Mathilde Cesbron
Mathilde Cesbron

Pendant longtemps, Cendrillon a été la victime parfaite. Le dessin-animé a véhiculé une image passive de l'héroïne de contes de fées qui n'intéresse plus beaucoup le jeune public à l'heure de la téméraire Reine des neiges. La nouvelle version réalisée par Kenneth Branagh, en salles le 25 mars, tente de redorer l'image de la souillon aux pantoufles de verre.

Dans la version de Walt Disney de 1950, Cendrillon attend son prince, souffre sous le joug de sa belle-mère et de ses belles-sœurs, sans protester. Par magie, elle rencontre un prince qui charge tout le royaume de la retrouver pendant qu'elle désespère enfermée dans un grenier.

La personnalité de l'héroïne avait besoin d'être dépoussiérée. Kenneth Branagh s'est attelé à ce défi délicat dans Cendrillon. Et c'est l'interprète du prince, Richard Madden qui en parle le mieux. "Dans le dessin-animé, il faut sauver cette demoiselle en détresse, a-t-il confié à RTL.fr. Dans le film, l'héroïne est forte, avec plein de problèmes. Et en face, il y a un jeune homme qui en grandissant essaye de trouver un sens au monde. Il se sauvent mutuellement. Elle lui apprend beaucoup. J'adore cette idée."

Cendrillon ne compte pas sur son prince

Kenneth Branagh ne souhaitait pas pour autant se débarrasser des éléments caractéristiques du conte, même s'ils sont parfois kitsch. Il ne voulait pas d'une version sombre de l'histoire comme c'est la mode chez Disney (Into the Woods, Maléfique). Le réalisateur anglais a préféré garder le cadre traditionnel du conte, tout en "modernisant le récit de l'intérieur", a-t-il affirmé à RTL.fr

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Pantoufles de verre, magie, robes majestueuses, citrouilles et carrosse, le cinéaste n'épargne aucun cliché aux spectateurs, tout en chargeant les acteurs de transmettre sincérité et humanité. "La prestation, la manière dont les émotions sont transmises par les acteurs permettent d'éviter les clichés", a-t-il expliqué.

Selon lui, Lily James a su insuffler le bon ton à son personnage de Cendrillon. "Elle ne compte pas sur le prince, explique-t-il. Elle n'espère pas devenir une princesse. Elle vit l'instant présent. Elle fait ses propres choix. "À partir du moment ou nous avons décidé cela et que nous avons trouvé une actrice capable de transmettre, l'idée s'est concrétisée."

L'héroïne souffre de la mort de sa mère

Kenneth Branagh a également apporté plus de profondeur aux personnages, en dévoilant notamment leur passé. Contrairement au dessin-animé, les spectateurs comprennent comment les protagonistes se sont construits. Cendrillon, encore tout jeune fille, souffre de la mort de sa mère mais se relève la tête haute. La belle-mère (Cate Blanchett), veuve d'un précédent mariage, tente de survivre grâce au seul moyen offert aux femmes à cette époque, le mariage.

Autant d'explications qui permettent de mieux saisir l'humanité de chacun, comme l'a souligné Cate Blanchett à RTL.fr. "C'est très moderne. Pour la première fois, on comprend pourquoi les personnages du conte agissent comme ils le font".

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