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L'application Wish n'est plus disponible sur iPhone, le site bientôt retiré de Google

Les géants américains ont répondu favorablement aux demandes de Bercy. Les autorités françaises ont ordonné le déréférencement du site de vente en ligne accusé de proposer de nombreux produits non conformes et dangereux.

La plateforme Wish est dans le viseur de la répression des fraudes.
La plateforme Wish est dans le viseur de la répression des fraudes.
Crédit : PHILIPPE LOPEZ / AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue

La France ne lâche pas le site américain de e-commerce Wish. La semaine dernière, La DGCCRF (la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a demandé le déréférencement de la plateforme après la réalisation de plusieurs enquêtes qui ont révélé la présence de nombreux produits non conformes et dangereux et une réponse insuffisante de l'entreprise mise en cause.

Les services de la répression des fraudes avaient laissé un délai technique de quelques jours aux moteurs de recherche et aux magasins d'applications pour supprimer Wish de leurs résultats. Mais le site de e-commerce était toujours accessible sans problème durant le Black Friday tout au long du week-end. 

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire est monté au créneau lundi matin pour menacer les plateformes de poursuites si elles n'appliquaient pas la demande de Bercy sous quelques jours. Le coup de pression du ministre semble avoir porté ses fruits.

Wish n'apparaîtra bientôt plus dans les résultats de recherche de Google

Ce lundi midi, l'application de Wish n'est plus accessible sur l'App Store d'Apple.  Le site de vente en ligne a également disparu des radars du moteur de recherche Bing de Microsoft, tout comme le français Qwant, depuis la semaine dernière. 

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Tous les regards sont désormais tournés vers Google qui continue de proposer un lien menant à Wish dans ses résultats de recherche. La DGCCRF indique à RTL qu'elle laisse quelques heures au principal acteur de la recherche en ligne pour se mettre en conformité. Le géant américain nous confirme avoir lancé une procédure pour retirer le site des résultats de son moteur de recherche. Mais le retrait peu prendre plusieurs heures le temps que les serveurs se mettent à jour. En revanche, Google nous indique que l'application Wish n'est plus disponible sur son magasin d'applications Play Store pour les smartphones Android.

Le déréférencement de Wish est une mesure symboliquement forte, une première européenne. Mais elle n'empêchera pas les consommateurs d'accéder au site en tapant son URL dans un navigateur Internet. Les autorités ont toutefois émis la possibilité d'interdire purement et simplement le site de vente en ligne s'il ne modifie pas ses pratiques. "Soit il obéit aux règles de protection des consommateurs, soit non seulement je demanderai le déréférencement du site aux plateformes, mais nous interdirons la présence de Wish sur le territoire français", a mis en garde Bruno Le Maire ce lundi.

Wish pourrait faire annuler le déréférencement

Sur 140 produits vendus sur Wish analysés par la DGCCRF, un nombre important a été identifié comme non conformes : 90% des appareils électriques analysés étaient considérés comme dangereux, tout comme 62% des bijoux fantaisie et 45% des jouets. Les autorités ont aussi constaté que Wish n'effectuait pas les retraits et les rappels des produits de façon satisfaisante comme il en a pourtant l'obligation. 

Après la décision de Bercy, Wish s'était défendu en affirmant que la plateforme "se conforme toujours aux demandes de retrait (de produits de la vente) de la DGCCRF", et avait annoncé entamer un recours juridique contre cette action que l'entreprise juge "illégale et disproportionnée".  La mesure pourrait en effet se heurter au droit français. Comme le relève la Lettre A, la procédure de déréférencement pourrait faire l'objet d'une censure du Conseil constitutionnel et contraindre les autorités à initier une procédure de blocage en passant par la justice.

Plus largement, la DGCCRF indique à RTL que des enquêtes sont toujours en cours pour vérifier si d'autres plateformes ne se rendent pas coupables de pratiques similaires. Avec la possibilité d'amorcer d'autres actions le cas échéant. Dans le communiqué publié la semaine dernière au sujet de Wish, Bercy indiquait à ce titre qu'une procédure aurait pu être engagée à l'encontre d'un autre site de e-commerce mais que ce dernier avait déjà cessé ses activités en France. Des enquêtes menées par la DGCCRF entre 2018 et 2020 sur près de 450 produits vendus par les dix sites les plus populaires en France (Aliexpress, Amazon, Cdiscount, Ebay, Fnac.com, Joom, Rakuten, Rueducommerce, Vova et Wish) ont révélé que plus de 60% des produits écoulés étaient non conformes, dont 28 % dangereux. 

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