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Le FBI n'aurait rien trouvé d'intéressant dans l'iPhone du terroriste de San Bernardino

Le smartphone aux mains des enquêteurs est le téléphone professionnel du terroriste, qui avait pris soin de détruire son appareil personnel avant de passer à l'action

Des produits de la marque Apple (illustration)
Des produits de la marque Apple (illustration)
Crédit : AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue

Tout ça pour ça ? Trois semaines après avoir annoncé qu'il avait réussi à contourner la sécurité de l'iPhone du terroriste à l'origine de la tuerie de San Bernardino, au terme de deux mois d'une intense confrontation judiciaire, politique et médiatique, le FBI n'y aurait vraisemblablement rien trouvé d'intéressant à se mettre sous la dent. Selon les informations de la chaîne américaine CBS, l'iPhone 5C de Syed Farook ne contiendrait aucune donnée suffisamment importante pour étayer l'enquête sur la fusillade qui a fait 14 morts et une vingtaine de blessés en Californie le 2 décembre dernier. 

Les enquêteurs cherchent notamment à savoir si le terroriste à bénéficier de complicité dans l'élaboration et l'exécution des attaques. Une source policière citée par le New York Times affirmait au début du mois qu'ils étaient conscients d'avoir de fortes chances de ne rien y trouver. Le smartphone aux mains des enquêteurs est en effet le téléphone professionnel du tueur, qui avait pris soin de détruire son téléphone personnel avant de passer à l'action. Mais comme l'avait admis le patron du FBI devant une commission de représentants au Congrès américain, l'enjeu du bras de fer était de créer un précédent juridique à partir d'une enquête au caractère sensible.

Le conflit continue

Le gouvernement américain avait engagé une action contre Apple en février, exigeant que le groupe informatique aide les enquêteurs à contourner le système de chiffrement du téléphone. Soutenu par la plupart des géants du numérique comme Facebook et Google, Apple a toujours refusé d'extraire les données de l'appareil, se posant en défenseur des libertés de ses clients et invoquant le motif de la protection des données personnelles. Pour la firme de Cupertino, autoriser un droit d'accès à un iPhone s'apparente à créer une porte dérobée qu'une personne ou un organe mal intentionné pourrait utiliser pour rentrer dans tous les téléphones du groupe.

Le FBI a crié victoire fin mars en annonçant qu'il avait réussi à débloquer l'appareil grâce à l'intervention d'un tiers. Le FBI avait alors abandonné les poursuites engagées contre Apple, estimant qu'il n'avait pas besoin du constructeur pour passer outre le système de sécurité de l'iPhone. La fin brutale du bras de fer judiciaire entre les deux parties laissait alors en suspens les questions éthiques et politiques soulevées par cet affrontement inédit. En attendant les prochains soubresauts, le FBI s'oppose toujours à Apple dans un tribunal new-yorkais pour récupérer les informations d'un autre iPhone verrouillé, cette fois dans une affaire de stupéfiants.

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