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La recherche d'extraterrestres "est bien plus crédible qu'auparavant"

Des astronomes spécialisés dans la recherche d'intelligence extraterrestre ont annoncé ce mercredi 23 octobre une collaboration nouvelle avec le télescope spatial TESS de la Nasa. Des découvertes ont fait passer la science-fiction à la science.

Une soucoupe volante (Illustration).
Une soucoupe volante (Illustration). Crédit : Thor_Deichmann / Pixabay
Sarah Ugolini
Sarah Ugolini
et AFP

Les extraterrestres existent-ils vraiment ? En tout cas leur recherche est une science de plus en plus sérieuse. Des astronomes spécialisés dans la recherche d'intelligence extraterrestre ont annoncé ce mercredi 23 octobre une collaboration nouvelle avec le télescope spatial TESS de la Nasa. Un accord avec l'agence spatiale qui souligne à quel point la chasse à "ET" a gagné ses galons de discipline scientifique.

L'AFP a interviewé à cette occasion une astronome qui a consacré sa vie à ce sujet, et que Jodie Foster a interprétée dans le film Contact (1997) : Jill Tarter, pionnière de la recherche de signaux venant de lointaines galaxies. "Nous avons beaucoup travaillé depuis des années pour nous distinguer des pseudosciences et des ovnis", explique l'astronome, aujourd'hui âgée de 75 ans, et présidente émérite de la recherche au SETI Institute, en Californie.

"Nous avons publié des études, nous sommes passés par les comités de lecture, nous avons construit des instruments intéressants. C'est bien plus crédible aujourd'hui qu'auparavant", assure Jill Tarter. En effet, l'accord annoncé mercredi, au 70e Congrès astronautique international à Washington, concerne les scientifiques qui opèrent le télescope TESS, lancé par la Nasa en 2018, et l'initiative Breakthrough Listen, fondée en 2015 par Yuri Milner, milliardaire israëlo-russe pionnier d'internet.

Deux découvertes ont fait passer leur discipline de la science-fiction à la science

Deux découvertes ont fait passer leur discipline de la science-fiction à la science. Il y a d'abord la découverte depuis 1995 d'"exoplanètes" (récemment récompensée par le prix Nobel), c'est-à-dire de planètes ailleurs que dans le système solaire. Et d'autre part, l'étude des extrêmophiles, ces organismes capables de vivre à des températures ou des niveaux de pression extrêmes.

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"Si vous savez qu'il y a ces terrains potentiellement habitables là-bas, comment ne pouvez-vous pas vous demander s'ils sont effectivement habités ?", s'interroge Jill Tarter. Les instruments à disposition des astronomes incluent des télescopes et des radiotélescopes, qui cherchent dans le ciel le moindre signal, la moindre anomalie qui témoignerait d'une intelligence extraterrestre.

Les astronomes cherchent des signes de technologie, tout signal non-naturel

En fait, Jill Tarter assure que "nous ne savons pas comment trouver de l'intelligence". A la place, les astronomes cherchent des signes de technologie, tout signal non-naturel. "Nous cherchons des preuves de l'existence d'une technologie fabriquée par quelqu'un d'autre". Cela pourrait être un signal TV ou radio qui aurait voyagé jusqu'à nous, comme la Terre en émet en continu. Ou bien les astronomes imaginent distinguer, dans la trace lumineuse d'une planète, des variations qui indiqueraient la présence de grandes structures comme des stations spatiales.

A l'avenir, l'idée serait aussi d'analyser, d'après une image suffisamment précise, la composition chimique de l'atmosphère d'une planète afin d'y trouver des traces de phénomènes biologiques. Comme sur Terre les humains, les "pets de vaches" et la photosynthèse des plantes ont changé notre atmosphère. "Peut-être qu'on verrait un déséquilibre chimique qui n'aurait pas d'autre explication", selon Jill Tarter qui précise qu'"il faudrait de gros télescopes". L'humanité a-t-elle plus de chance de trouver des microbes sur Mars ou bien de la vie dans une autre galaxie ? "Chacun pourrait être la main gagnante", répond avec optimisme la chercheuse.

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