1. Accueil
  2. Actu
  3. Tech
  4. iPad Pro, Surface Pro 4 : quelle tablette grand format choisir ?
6 min de lecture

iPad Pro, Surface Pro 4 : quelle tablette grand format choisir ?

TEST - L'iPad Pro et le Surface Pro 4 se ressemblent sur le papier mais empruntent des voies différentes à l'usage.

Le Surface Pro 4 et l'iPad Pro, les tablettes polyvalentes de Microsoft et Apple
Le Surface Pro 4 et l'iPad Pro, les tablettes polyvalentes de Microsoft et Apple
Crédit : RTLnet
profilrtl
Benjamin Hue

La sortie en France du Surface Book de Microsoft, un ordinateur portable modulaire dont l'écran détachable peut faire office de tablette tactile, marque le retour de Microsoft sur le terrain de l'innovation. Présenté comme le PC portable ultime par les dirigeants de la société de Redmond, le Surface Book vise clairement les parts de marché du MacBook Pro. 

Ce lancement intervient quelques semaines après celui de du Surface Pro 4, la tablette haut de gamme de Microsoft qui joue elle même sur les plates bandes de l'iPad Pro, la première tablette à écran 13 pouces d'Apple. Sur le papier, les deux produits se ressemblent : elles embarquent un grand écran tactile, peuvent être associées à un clavier pour les transformer en mini ordinateur portable et à un stylet pour réaliser des croquis ou prendre des notes... Jusqu'à leurs grilles tarifaires, qui ne démarrent pas en dessous de 900 euros. 

À l'usage, elles empruntent logiquement des chemins différents en raison du parti pris par les deux constructeurs. Apple a choisi d'équiper l'iPad Pro du logiciel interne des iPhone et des iPad (iOS) quand Microsoft a doté le Surface Pro du dernier Windows 10 pour tablettes, qui permet de retrouver le même écosystème que sur PC avec en plus des fonctions tactiles. Dans quel cas faut-il privilégier l'une ou l'autre ?

L'iPad Pro plus confortable à la maison

Ce qui frappe en premier chez ses deux tablettes, c'est la taille de leur écran. Tant l'iPad Pro que le Surface Pro 4 sont plus difficiles à prendre en main que les tablettes 10 pouces classiques. Il n'est pas question de les utiliser debout et il est compliqué de les caler sur ses genoux lorsqu'ils sont associés à leur clavier.

À lire aussi

Avec 12,9 pouces de diagonales (32,7 cm) et 2.732 x 2.048 pixels, l'iPad Pro affiche l'équivalent de deux fois l'interface de l'iPad classique. Il n'a jamais été aussi confortable de surfer sur le web ou de lire un article sur un iPad. En lecture vidéo, il donne l'impression d'être une petite télévision. Ses quatre haut-parleurs connectés couplés à un accéléromètre ne rendent plus nécessaire le port d'un casque pour écouter de la musique ou regarder un film. En revanche, les applications optimisées pour l'iPad Pro sont encore peu nombreuses. Au final, on est moins gêné de repasser à l'iPad classique pour les usages les plus courants (web, mails, réseaux sociaux) que pour lire un quotidien numérique

Le Surface Pro 4 affiche un écran plus petit (12,3 pouces) et une résolution de 2.736 x 1.824 pixels. Ses deux haut-parleurs ne font pas le poids face à la tablette d'Apple. Les deux sont très appréciables pour visionner un film au fond du lit, même si la batterie ne permet pas toujours de le terminer. Sur ce plan, la balance penche du côté de l'iPad Pro qui peut tenir 10 heures en utilisation normale et bien plus longtemps en mode veille, quand le Surface Pro peine à dépasser les 8 heures.

L'écran du Surface pro 4
L'écran du Surface pro 4
Crédit : Microsoft
L'écran de l'iPad Pro affiche 12,9 pouces de diagonale
L'écran de l'iPad Pro affiche 12,9 pouces de diagonale
Crédit : Apple

L'interface du Surface Pro 4 est plus poussée

Avec l'iPad Pro, c'est l'assurance de retrouver l'ergonomie habituelle des produits mobiles Apple. Les menus sont limpides et les fonctions facilement identifiées, à l'inverse du Surface Pro 4 où le réglage de luminosité n'est pas simple d'accès. À cela s'ajoutent des nouveautés appréciables, comme le partage d'écran qui permet de mettre deux applications côte à côte ou de regarder une vidéo dans une petite fenêtre tout en vaquant à une autre tâche. Mais il n'est pas complètement modulable et pas compatible avec toutes les applications. 

En face, le Surface Pro 4 dispose d'un système d'exploitation d'ordinateur de bureau assorti de gestes intuitifs sur l'écran tactile (pour partager l'écran entre deux applications par exemple). Il se montre d'une plus grande souplesse à l'usage. D'autant qu'il dispose aussi d'un port USB, d'une sortie vidéo et d'un lecteur de carte micro SD pour étendre sa mémoire, quand la connectique de l'iPad Pro se limite à un connecteur lightning et une prise casque.

On regrette qu'Apple n'exploite pas davantage le potentiel de sa tablette. Il n'est par exemple pas possible d'afficher davantage d'icônes sur une page que sur un petit iPad. Il y a juste plus d'espace quand le Surface Pro 4 permet de créer des dossiers.

L'iPad Pro plus créatif, la Surface Pro 4 plus productive

L'écran de l'iPad Pro constitue une surface de travail idéale pour les créatifs et les spécialistes du design. Sa puce A9X à l'architecture 64 bits lui permet d'effectuer des tâches exigeantes, comme le montage de vidéos en 4K ou la composition musicale. La surface tactile se montre précise et réactive dans les nombreuses applications (Adobe Comp CC, Umake, Photoshop Sketch..) disponibles sur l'App Store. Mais malgré son important catalogue, l'iPad Pro permet surtout d'ébaucher des projets qu'il faudra achever sur un ordinateur.

Le choix de logiciels est moins garni chez sa concurrente Microsoft qui dispose tout de même de plusieurs titres de références dans le domaine de la création visuelle ou musicale (Adope Photoshop, Ableton Live) et a surtout l'avantage, du fait de son système d'exploitation, de pouvoir mener un projet de A à Z. Son processeur Intel Core (i5 ou i7 selon la configuration) lui permet aussi de fonctionner sans ralentissements. 

Avantage Apple pour le stylet, Microsoft pour le clavier

Les deux tablettes peuvent être associées à un stylo numérique. L'iPad Pro fonctionne avec l'Apple Pencil, un stylet capable de détecter plusieurs niveaux de pression, qui permet de dessiner comme avec un crayon de papier ou un feutre, de faire des dégradés en inclinant le stylet ou nuancer la largeur des traits. Il trouve également une utilité dans des applications spécialisées, comme celle qui permet aux médecins et étudiants en médecine d'analyser l'anatomie du corps humain en simulant des mouvements et visualisant des opérations. 

Son équivalent pour Surface Pro 4 est moins fluide et offre une moins bonne prise en main malgré davantage de points de pression pris en charge (1.024).