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Instagram cache désormais les likes dans le monde entier

La filiale de Facebook généralise l'expérimentation lancée au printemps afin de pousser ses utilisateurs à publier davantage.

Le logo d'Instagram aux États-Unis (illustration)
Le logo d'Instagram aux États-Unis (illustration) Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

À partir de maintenant, vos publications Instagram n’ont plus grand chose à envier à celles des comptes les plus populaires. Au premier coup d’œil, plus rien ne permet d’affirmer que votre photo de vacances sur les côtes bretonnes est moins appréciée que le dernier selfie de Kim Kardashian. 

Les likes, le juge de paix de la popularité sur les réseaux sociaux, sont désormais invisibles sur la plateforme. Facebook vient de généraliser au monde entier l’expérimentation initiée au printemps dans une poignée de pays consistant à cacher le compteur de mentions "j’aime" associé aux publications de sa filiale. 

"À partir d’aujourd’hui, nous étendons notre test de comptabilisation de like privé à l’échelle mondiale, déclare le réseau social. Si vous faites partie du test, vous ne verrez plus le nombre total de like et de vues sur les photos et les vidéos postées sur la plateforme à moins qu’il ne s’agisse des vôtres". 

Pousser les utilisateurs à publier davantage

Seul l’auteur d’une publication peut désormais connaître le nombre exact de petits coeurs rouges qu’elle a récoltés. Mais il doit pour cela appuyer sur le message "Aimé par un tel et d’autres personnes" qui s’affiche à la place du compteur de likes. Les autres utilisateurs ont seulement accès à la liste des comptes qui ont aimé l’image en question. Charge à eux d’effectuer le décompte. 

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Les likes sont devenus au fil des ans le symbole de ce que les réseaux sociaux font de pire, à l’origine de dérives égotiques et sources d’addiction aux plateformes. Ce qui ne fait pas leurs affaires. Une étude menée aux Etats-Unis en 2018 a montré que près de 40% des adolescents utilisant Instagram se sentaient obligés de ne partager que des contenus susceptibles de générer beaucoup de likes et de commentaires. D'autres enquêtes ont mis en évidence l'influence de ces compteurs sur la santé mentale des internautes.

Par ce changement de paradigme, qui s'inscrit dans un mouvement plus général de contestation des mécanismes d'addiction mis en place par les réseaux sociaux, Instagram espère atténuer l’esprit de compétition qui prévaut sur son réseau en créant un environnement moins pressurisé dans lequel ses utilisateurs se sentent plus à l’aise pour s’exprimer et publier davantage, moins enclins à l'auto-censure. "Nous voulons que vos amis puissent se concentrer sur les photos et vidéos que vous partagez et non sur le nombre de likes que vous avez", expliquait l’entreprise en avril dernier lors du lancement de l’expérimentation.

Cette décision ne fait pas l'unanimité. Les influenceurs accusent Instagram de vouloir nuire à leur modèle économique car les likes représentent pour eux un véritable indicateur de leur rentabilité. La filiale de Facebook a déclaré qu'elle "réfléchissait activement à des moyens de permettre aux créateurs de communiquer de la valeur avec leurs partenaires". 

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