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Google veut diagnostiquer le cancer avec des nanoparticules intégrées à des comprimés

Via son laboratoire Google X, le géant américain travaille sur une technologie de diagnostic précoce du cancer au moyen de nanotechnologies intégrées dans un comprimé.

Le logo de Google sur une tablette, le 13 mai 2013
Le logo de Google sur une tablette, le 13 mai 2013
Crédit : AFP / DAMIEN MEYER
Benjamin Hue & AFP

Google poursuit son avancée dans la santé connectée. Son laboratoire Google X - où le géant américain travaille sur ses projets futuristes comme les lunettes interactives ou la voiture sans chauffeur - vient d'annoncer la création de nanoparticules destinées à la détection précoce de maladies. 

Ingérées sous la forme de comprimés, ces particules de l'ordre de l'infiniment petit auraient la capacité de repérer un certain type de cellules, comme les cellules tumorales, puis de s'y fixer. Équipées de capteurs spéciaux et associées à un objet connecté, elles pourraient alors détecter les modifications de l'organisme précédant l'apparition d'une tumeur, d'un accident cardiovasculaire ou d'une crise cardiaque.

Au point d'ici une dizaine d'années

"Nous en sommes encore à un stade très précoce", explique le directeur de Google X Life Sciences aux Échos. "Nous recherchons des partenaires désireux d'explorer le potentiel de ces nanodiagnostics et d'aboutir à des essais cliniques", continue-t-il, précisant que cela pourrait prendre encore "une dizaine d'années".

Agnès Buzyn, présidente de l'Institut national du cancer (InCA), s'avoue "très prudente" face à cette annonce. "Un diagnostic, un pronostic, une maladie s'évaluent avec de nombreux paramètres : facteurs génétiques, facteurs de risques comportementaux, système immunitaire, etc. Tout cela ne peut être rapporté à une technique, si performante soit-elle (...) Ce type de technique pourra représenter "un outil de plus dans l'arsenal que nous avons déjà" mais "cela ne révolutionnera pas à mon avis le diagnostic", déclare-t-elle 

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Ce projet est développé par Google X, la division spécialisée du géant américain qui regroupe près de 150 spécialistes et scientifiques dans des laboratoires ultra-sécurisés. Cette entité est déjà à l'origine de la voiture sans conducteur, de la création d'un cerveau électronique et d'un prototype de lentilles connectées à destination des personnes diabétiques. Elle a également lancé "Baseline Study", un projet scientifique qui doit déterminer le plan moléculaire et cellulaire d'un individu humain sain.

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