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Comment les scientifiques ont réussi à modifier l'ADN d'un patient

DÉCRYPTAGE - C'est une première mondiale. En Californie, une équipe de médecins a réussi à éditer l'ADN d'un patient atteint d'une maladie génétique dégénérative.

Laboratoire médical (illustration)
Laboratoire médical (illustration)
Crédit : Pixnio
Comment les scientifiques ont réussi à modifier l'ADN d'un patient
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Pour la première fois, des scientifiques ont modifié l'ADN d'un patient
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Comment les scientifiques ont réussi à modifier l'ADN d'un patient
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Yves Calvi & Loïc Farge

Modifier l'ADN d'un patient pour y insérer un gène correcteur et vaincre la maladie. Ce n'est pas le scénario d'un livre de science-fiction, mais une première mondiale qui ouvre des perspectives qui laissent songeur. Lundi 13 novembre, des médecins de l'hôpital d'Oakland, en Californie, sont parvenus à éditer l'ADN d'un Américain de 44 ans en y ajoutant un nouveau gène. Cet homme est atteint de la maladie de Hunter, une maladie génétique dégénérative qui empêche la formation d'une enzyme, et qui entraîne sous sa forme modérée des douleurs articulaires, une perte d'audition et des problèmes cardiaques et respiratoires.

"Ce qu'il y a de tout à fait nouveau c'est que les chercheurs arrivent à réécrire un gène défectueux, mais non pas en prélevant des cellules sur le malade en les corrigeant, mais en les réinjectant directement chez le patient", note sur RTL le généticien Axel Kahn, auteur de Jean, un homme hors du temps (éditions Stock). Il explique que cette astuce est liée à un nouvel outil, les méga-nucléases. "C'est un ciseau magique qui permet de couper l'ADN en des endroits très précis, là où on veut", poursuit le spécialiste.

L'ADN est la signature de l'être humain. Les questions entourant cette prouesse scientifique sont médicales, scientifiques, et finalement aussi éthiques. Pour Axel Kahn, il y a deux problèmes tout à fait différents. D'abord la modification de l'ADN dans l'embryon. "La thérapie génique germinale pose beaucoup de difficultés", confie-t-il. "Mais là il ne s'agit pas du tout de cela, mais d'utiliser un nouveau médicament qui est de l'ADN", précise-t-il.

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