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20 ans après la brebis Dolly, où en est le clonage à des fins agricoles ?

INVITÉ RTL - Le 5 juillet 1996, le premier mammifère à avoir été cloné à partir d'une cellule adulte voyait le jour. Le bilan avec Jean-Louis Peyraud, directeur de recherche à l'Inra.

La brebis Dolly était née au Roslin Institute d'Edimbourg
La brebis Dolly était née au Roslin Institute d'Edimbourg
Crédit : SIPA / Tina Norris
20 ans après la brebis Dolly, où en est le clonage à des fins agricoles ?
05:09
Loïc Farge
Loïc Farge

Il y a vingt ans jour pour jour, le 5 juillet 1996, des chercheurs écossais donnent naissance, à partir d'une cellule de brebis adulte, à Dolly, premier mammifère cloné au monde. À l'époque, on avait parlé d'un exploit scientifique vertigineux. Avec le recul, le clonage d'un animal est-il devenu banal ? "Non", répond Jean-Louis Peyraud de manière catégorique.

Le chercheur, chargé de mission à la direction scientifique Agriculture de l’Institut national de recherche agronomiques (l’Inra), avance des raisons éthiques, mais aussi technologiques. "En Europe, le clonage n'étant pas autorisé, il y en a eu très peu", explique-t-il. Si beaucoup d'espoirs ont été mis à l'époque dans le clonage pour la reproduction des animaux "de bon potentiel génétique", ils ont été "partiellement déçus" et d'autres techniques plus efficaces et bien moins chères sont apparues entre-temps, comme la sélection génomique.

Depuis septembre 2015, le Parlement européen a décrété qu'il était interdit d'importer sur notre territoire des animaux descendants de clones ou des produits (viande, lait...) provenant du clonage. Cela signifie que les pays qui exportent des clones (les États-Unis ou la Chine notamment) doivent garantir aux consommateurs européens que leurs produits ne sont pas issus de clones.

Peut-on être sûr que la viande américaine que nous consommons ne provient pas du clonage ? "C'est très difficile. On ne peut pas repérer biologiquement de trace de clonage chez un animal : il faut donc que le traçage soit fait administrativement", explique Jean-Louis Peyraud. Dès que la viande ou le lait se retrouvent dans des produits tout préparés, ça devient même impossible. Le chercheur précise qu'il n'y a "aucun danger pour l'homme".

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