3 min de lecture
Une course à pied à Paris. (Illustration)
Crédit : NICOLAS MESSYASZ/SIPA
Je m'abonne à la newsletter « Infos »
Mettre RTL en favori sur Google
"Les coups de chaleur d'effort arrivent chez les sportifs de très haut niveau." Invité de RTL vendredi 26 juin, Jean-François Cibien, médecin urgentiste et vice-président du Samu-Urgences de France, a tenu à interpeller les Français continuant à courir malgré la canicule.
"Si nous préconisons, nous spécialistes de la médecine d'urgence et avec nos collègues anesthésistes, réanimateurs, de ne pas faire de sport, de ne pas courir par ces températures, ce n'est pas pour rien", a-t-il martelé.
Ajoutant : "Et dans les messages à passer, outre l'hydratation qui est importante, outre le fait de mettre son corps un petit peu au repos au vu des températures, attention aux consommations des boissons énergisantes. Ces boissons ne sont pas des boissons de réhydratation et sont en plus, avec les températures actuelles, à éviter formellement."
Jeudi soir déjà, en sortant d'un service d'urgence à l'hôpital de Saclay dans l'Essonne, la ministre de la Santé a mis les points sur les i. : "Dans l'hôpital où je suis passée, il y avait des malades en réanimation parce qu'ils avaient fait du sport en pleine journée avec ces chaleurs."
"Nous voyons des jeunes sportifs en détresse vitale, en réanimation, voire en arrêt cardiaque, après un coup de chaleur d'exercice", a rapporté à l'AFP le Dr Agnès Ricard-Hibon, urgentiste et cheffe de service du SAMU-SMUR du Val-d'Oise.
Stéphanie Rist a alors rappelé "les mesures de prévention parce qu'on sait qu'elles évitent des formes graves aussi de coups de chaleur. Nous sommes dans une phase de crise. Il y a une montée très importante du nombre de malades qui passent aux urgences. Donc en gros c'est mobilisation générale parce qu'on sait que les jours qui arrivent peuvent être compliqués".
Pourtant jeudi soir vers 19 heures, malgré les 38°C, les coureurs étaient encore présents sur les quais à Paris. L'un d'entre eux, Guillaume, prévoit plusieurs marathons. "Comme on a des courses à préparer, on s'adapte pour pouvoir les faire. Soit très tôt le matin, soit très tard le soir. Là, c'est un peu exceptionnel, c'est limite. Moi, ça passe parce que je me suis habitué", témoigne-t-il au micro de RTL.
Marcus, lui, l'est un peu moins. "Je sens que c'est quand même beaucoup plus compliqué. Le seul truc, c'est beaucoup s'hydrater, faire du sport à l'ombre et réduire l'intensité et le temps. Mais c'est tout."
Une autre coureuse, Mélanie, n'a pas réduit ses efforts : cette passionnée court cinq fois par semaine. "J'essaie d'y aller le matin, très tôt, genre à 6 heures. (...) Là, je n'y suis pas allée le matin parce qu'en ce moment, j'ai du mal à me lever parce qu'on a du mal à dormir", explique à RTL celle qui n'a "pas peur" de finir aux urgences.
David, un quinquagénaire sportif, n'est également pas inquiet et pas question de changer ses habitudes. "Celui qui boit une bière ou qui fume une cigarette près de la Seine ou qui se baigne dedans, encore pire, il a plus de risques que nous. Mais le principe de précaution, malheureusement, il est tellement poussé à l'extrême qu'on en fait n'importe quoi", dénonce-t-il.
Mais attention, un effort musculaire intense, ou prolongé, par fortes chaleurs expose au risque d'une "hyperthermie d'effort", qui se manifeste par une température interne d'au moins 40°C et par un trouble de la conscience.
Ne laissez pas Google décider de vos sources.
Ajouter RTL comme source préférée
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte